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Développement domiciliaire à Sainte-Mélanie : des citoyens ne veulent pas d’un Mont-Tremblant

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 13 octobre 2008 à 12:46
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Développement domiciliaire à Sainte-Mélanie : des citoyens ne veulent pas d’un Mont-Tremblant
Sur la photo : Hugo Hamelin présente le plan de ce qui deviendra le futur développement domiciliaire. Les maisons qui devraient s’y construire visent une clientèle professionnelle et familiale. Photo gracieuseté
Développement domiciliaire à Sainte-Mélanie : des citoyens ne veulent pas d’un Mont-Tremblant
Les craintes étaient vives lors du dernier conseil de Sainte-Mélanie. Plusieurs citoyens inquiets sont venus demander un moratoire pour que ne soit pas autorisé un projet de développement domiciliaire de quinze maisons au cœur de la montagne. Parmi les raisons invoquées, la perte du patrimoine panoramique de Sainte-Mélanie.
« Le site pressenti se situe sur le sommet de la montagne. Est-ce que c’est cela que l’on veut à Sainte-Mélanie ? », a mentionné Luc Préfontaine, un citoyen du secteur du chemin William-Malo où doit s’implanter le projet. D’autres inquiétudes ont été invoquées par ces résidants, soit la menace qu’amène le déboisement sur des habitats fauniques viables. « C’est un secteur fragile, composé de zones humides. Nous demandons une réflexion importante de la Municipalité. » Pour appuyer leur demande, les citoyens ont remis au maire, Yves Beaulieu, une pétition de 75 noms. Toutefois, le journal a appris que certains noms figurant sur la liste ne seraient pas des citoyens de la municipalité.

Ces résidants auraient souhaité que tous les développements domiciliaires soient contenus dans les limites du périmètre d’urbanisation de la municipalité. Les citoyens, qui s’opposent à ce projet et qui se sont regroupés sous le nom de l’Association du pays d’en haut de Sainte-Mélanie, croient qu’il est important de préserver de grandes parties boisées et de nature sauvage. Ils considèrent aussi que les nouveaux propriétaires et promoteurs doivent être à l’écoute des besoins et des préoccupations des résidants déjà en place. Ils s’inquiètent aussi des répercussions que pourrait avoir une plus grande circulation sur l’actuel réseau routier.

Les promoteurs de ce projet, Hugo Hamelin et Pierre Morin, ont, malgré les objections des résidants, obtenu l’aval de la part du conseil municipal. La zone envisagée est, en effet, en zone blanche et le projet de M. Hamelin et de M. Morin respecte en tout point les règlements municipaux. « C’est une zone blanche. Je ne peux pas être discriminatoire avec les règlements municipaux », a affirmé le maire. Par ailleurs, M. Beaulieu a aussi mentionné que les promoteurs avaient été plus loin que ce qu’exigent les règlements municipaux puisqu’ils ont demandé l’avis de la firme Genivar dans le but d’être le plus soucieux possible de l’environnement.

M. Hamelin soutient pour sa part qu’il a tenu une rencontre d’information avec les citoyens à la fin septembre. « Je leur ai expliqué ce que je voulais faire. Je demeure ici, je ne veux pas n’importe qui. Lorsque je vais vendre les terrains, les acheteurs devront respecter plusieurs exigences dont celle de garder 75 % du couvert végétal. » Le promoteur mentionne aussi qu’il a spécifiquement fait appel à un biologiste et un ingénieur pour être certain de respecter les zones humides et l’environnement. « Je veux développer, mais pas n’importe comment. » M. Hamelin croit que d’autres gens ont le droit de vouloir s’établir dans la montagne. « Les actuels résidants ne veulent pas d’autre monde, mais nous vivons en société. »

Lors de la séance, quelques citoyens se sont plaints de ne pas avoir été consultés. À ce sujet, le directeur général de la Municipalité, Claude Gagné, a infirmé ces dires. Il a soutenu que les citoyens ont été consultés à l’occasion du nouveau schéma d'aménagement. « Il y a quelques mois, nous avons fait trois consultations publiques. Lorsque le ministère des Affaires municipales et des Régions aura autorisé le schéma d'aménagement, les municipalités devront effectuer une refonte complète des règlements municipaux pour s’assurer qu’elles respectent le nouveau schéma. À ce moment, d’autres consultations publiques locales auront lieu et le conseil pourra tenir compte des demandes particulières des citoyens. »

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