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Aux urnes sur fond de crise économique

Article mis en ligne le 11 octobre 2008 à 9:28
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Aux urnes sur fond de crise économique
La crise aiguë qui frappe les milieux financiers n’est pas pour rassurer ceux et celles pour qui leurs économies ont ratatiné comme bacon à la poêle, peu importe le parti au pouvoir à Ottawa. Bourses du monde en chute brutale, récession et chômage à venir vont faire mal et peut-être plus longtemps que les épisodes à la baisse des dernières décennies. Les plus jeunes auront bien le temps de s’en remettre s’ils conservent leur emploi mais les aînés qui s’étaient trop exposées à la volatilité boursière vont devoir réviser leur budget de retraite. Politiquement parlant, les Conservateurs qui croyaient s’en sortir à temps, vont faire les frais d’une situation économique dont ils ne sont nullement responsables.

On est loin de la vague conservatrice appréhendée en début de campagne. À six jours du scrutin, le vent de sympathie a carrément changé de cap, du moins au Québec, passant des Conservateurs aux Libéraux pour revenir aux Bloquistes. Les Conservateurs risquent maintenant de perdre leurs fragiles acquis après avoir multiplié gaffes et erreurs stratégiques en ce qui concerne la « différence » québécoise. Depuis l’intelligent combat des chefs mené de mains de maître par Stéphane Bureau, l’autre Stéphane, Dion celui-là, a paru beaucoup mieux avec ses politiques mieux adaptées à nos préoccupations. Quant au Bloc, il redevient la valeur sûre qu’on lui attribuait pour défendre véritablement les intérêts du Québec, soudés maintenant aux revendications nationalistes du surprenant Jean Charest. Mais de grâce M. Charest, pas d’autres élections en ces temps troublés, surtout la veille de Noël!

Sur le plan local, on est loin des campagnes de Roch Lasalle, « l’homme d’abord ». L’excellent texte du rédacteur André Lafrenière sur le débat à notre vénérée Chambre de commerce a surtout confirmé le charisme de Pierre Paquette. Sa prestation presque quotidienne à RDI en compagnie de d’autres grands de ce monde politique ne lui a certes pas nui. On a rien à reprocher, au contraire, aux candidates des autres partis locaux mais Pierre Paquette demeure un excellent député et un bon numéro deux au Bloc Québécois.

Mérite-t-il d’être limogé?

Votez pour qui vous voudrez mais demeurez prudents en cette période de grande instabilité économique.

Jean-Pierre Malo

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Pierre-Luc Bellerose, ex-candidat libéral

Commentaire mis en ligne le 11 octobre 2008
M. Malo,

Pierre A. Paquette a des aptitudes et des compétences indéniables. Je suis cependant las d'entendre plusieurs journalistes de votre hebdomadaire se prononcer sans réserve ou sans la moindre subtilité pour M. Paquette. D'entrée de jeu, il vrai de dire que quelques intervenants saluent le travail de M. Paquette. Dans le cas de la candidate libérale, Mme St-Onge, il est surprenant de l'entendre louanger le travail de M. Paquette, elle qui n'a pas la moindre connaissance des dossiers du comté puisqu'elle réside à Saint-Alexis-des-Monts et puisqu'elle a été nommée à la toute dernière minute par le PLC pour me remplacer. Mme Durette, du PV, étant une militante avouée de l'autodétermination du Québec, ne pouvait elle non plus s'attaquer à M. Paquette. Seule Mme Lavallée du PCC a donné un peu de fil à retordre à M. Paquette. Moi je réside dans le comté et je suis bien au fait des tenants et aboutissants des dossiers et je trouve que M. Paquette s'attribue bien du mérite. J'ai reçu par la poste le dépliant de M. Paquette et c'était le bilan du BQ qui constituait ce dernier. Pourquoi ? Parce que M. Paquette n'a pas de bilan. Il me fait bien rire quand il affirme le plus sérieusement du monde avoir régler les problématiques des travailleurs de L-P et de quelques familles Atikamekws. Il a certes contribué au dénouement des problèmes en question comme un bon député devait le faire, mais les instances locales et syndicales ont elles aussi fait un travail incroyable. Un peu d'humilité M. Paquette ! Soyez moins arrogant. Vous êtes élu pour une seule raison depuis 2000, date où vous avez été parachuté dans Joliette délogeant ainsi M. Laurin: vous êtes candidat bloquiste. Si vous étiez libéral ou néo-démocrate, les chroniqueurs seraient moins élogieux à votre égard et vous ne seriez pas élu. Alors ne prenez pas tout personnel. En terminant, être présent pour le Québec ne signifie pas être présent dans les tournois de golf et à RDI. Ce que je veux pour ma circonscription, c'est un député PRÉSENT à la table des décisions. Non pas un député voué à jouer les gérants d'estrade, un député qui ne sera jamais satisfait du gouvernement en place et qui fera tout en son pouvoir pour prouver que la fédération canadienne est un échec. Ceci étant dit M. Paquette, nous pourrions faire l'apologie des autres partis et nous serions tout aussi déçus des choix dont nous disposons. Néanmoins, ces derniers peuvent au moins mettre en pratique le plan qu'il propose aux Canadiens. Critiquer et bloquer, ça relève de la prépuberté, prendre ses responsabilités et faire partie de la solution, ça relève de la sagesse.

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