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À nos jeunes fromagers-fromagères

Jean-Pierre Malo par Jean-Pierre Malo
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Article mis en ligne le 27 septembre 2008 à 10:01
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À nos jeunes fromagers-fromagères
La crise du fromage
À nos jeunes fromagers-fromagères
Notre région, comme bien d’autres au Québec, comptent plusieurs fromageries artisanales dont les produits font notre fierté. Depuis environ une dizaine d’années, de jeunes entrepreneurs, filles et gars, se sont lancés avec grand succès dans des divers fromages qui n’ont rien à envier à ceux d’Europe. Pour les gens de ma génération qui ont vécu l’industrialisation des fermes laitières, le courage, les connaissances et la réussite de nos jeunes fromagers et fromagères nous ont éblouis.

La découverte en fin d’été de la bactérie « listéria » nous a cependant tous faits revenir sur terre. Le 10 septembre dernier, 22 personnes au Québec étaient infectées par la bactérie qu’on a retrouvée dans différentes fromageries artisanales. Les 300 inspecteurs du gouvernement, sur un pied guerre, n’y sont pas allés de main morte en jetant systématiquement à la poubelle des milliers de kilos de fromage, contaminé ou non, chez les détaillants et les artisans. La jeune industrie que nous adulions, est aujourd’hui au bord du gouffre parce que les sévères inspecteurs, au nom de la santé publique, sont en train de faire le ménage que nos jeunes fromagers auraient dû faire eux-mêmes…AVANT la mise en marché.

Comme si nous étions alentour de la table le dimanche soir, nous avons le goût de leur dire que nous les admirons toujours pour leurs excellents produits mais que cette macabre histoire de listériose est un mal pour un bien. Nous réalisons simplement, aujourd’hui plus que jamais, que faire du fromage est une science qui demande une rigueur à toute épreuve et exige donc des tests de contrôle bactérien réguliers en cours de production. Les fromagers doivent refaire leurs devoirs et mieux s’outiller pour prévenir au lieu de guérir…à grands frais et à grands cris.

C’est le prix à payer pour maintenir cette jeune industrie « en santé ». Quand on choisit le bio-alimentaire, ce ne sont pas les chinois qui risquent de jeter l’entreprise par terre mais la négligence au regard de la santé publique. Ça va encore faire mal mais les meilleurs prendront les mesures qui s’imposent pour être encore plus « conformes ». Quitte à les aider, encore et toujours, à mieux réussir.

P.S. Si vous êtes « atterrés » par les trois pieds de boue qui recouvrent le pauvre monde des Gonaïves en Haïti, les Clercs de Saint-Viateur mettent en vente CD ou cassettes pour la remise en état là-bas de leurs écoles. Appelez Julien Rainville au Noviciat des CSV pour un p’tit achat ou don de 1 $, 2$, 5$ ou 25$ avec un reçu d’impôt.

Jean-Pierre Malo

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