Coucou, me revoilà!
Il fallait s’en y attendre, pour une troisième fois en carrière, je devais bien finir par effectuer un retour…au jeu. Quelle misère : de longs mois sans réfléchir à l’actualité et sans commettre mon petit péché mignon d’exprimer mes états d’âme sur tout ce qui bouge ou ne bouge pas assez en ce bas monde. Un compromis fut vite trouvé avec les dirigeants de Transcontinental et me revoilà tout fringant comme si j’avais 20 ans…quelques bosses en plus. Merci à tous ceux et celles qui m’ont témoigné de la sympathie devant ma passion inassouvi. Sourires en coin, ils furent nombreux à croire que je ne resterais pas les bras croisés…Très heureux de rechausser mes patins de chroniqueur.
Ma pénitence sera d’écrire désormais dans un espace plus restreint. Oubliez donc les savantes analyses et leurs périlleuses conclusions. Au mieux, si mon « punch » s’égare en terrain complexe, on publiera sur deux semaines. À ne pas oublier cependant, si on vous parle de ma chronique et qu’elle vous a servi à allumer votre poêle à bois ou à isoler votre pot de peinture, vous pourrez toujours la retrouver dans internet sur le site de L’Action!
Alors, allons-y d’un premier point de vue bien personnel sur un sujet de prédilection où il fait bon épiloguer : les fameuses élections fédérales. Dans mon livre à moi, les bloquistes passent le plus méchant quart d’heure de leur histoire au Québec avec la mise en veilleuse de leur raison d’être à Ottawa à savoir la souveraineté du Québec. Qui plus est, le bordel est dans la boîte avec ses vire-capots ou ses gens de droite à l’étroit chez les ex-syndicalistes omnipotents. Ça n'augure rien de bon. Quant aux libéraux, c’est pire encore avec Stéphane Dion dont l’image ne passe toujours pas au Québec et dont le Tournant vert avec sa taxe sur le carbone est en train de le faire dérailler dans le fossé. Quand on paie 1, 48$ le litre pour aller travailler à une heure de Montréal, il faut être fou pour jouer aux altruistes …et voter libéral. Oublions le NPD et le parti vert malgré leurs idées progressistes qui ne servent souvent qu’à nourrir les vieux partis…au pouvoir.
Reste le parti conservateur, qui a reconnu la nation québecoise et couper ainsi l’herbe sous le pied des bloquistes trop à gauche selon certains. Mieux encore, des centaines de millions ont été retournés au Québec dans une rare période prospérité économique. Si ça continue comme ça, à moins qu’un scandale éclate ou que les artistes mécontents entraînent un électorat bien volatile, les conservateurs vont balayer le Québec et le Canada comme il y a longtemps qu’on n'a pas vu cela. Je gagerais un p’tit deux là-dessus.
Quant à Pierre Paquette dans Joliette, il devra se méfier de ces vagues qui, comme l’a vécu le frère de son chef à la dernière élection provinciale, emportent même les meilleurs.
À la semaine prochaine…
Note: ce commentaire a été écrit avant la publication du sondage de La Presse confirmant l'avance des conservateurs.
Virginie Lamontagne
Commentaire mis en ligne le 24 septembre 2008Juste pour nuancer certaines de vos élucubrations, M. Malo, quelques rappels importants sur les politiques conservatrices.
(Manon Cornellier, Le Devoir, 24 septembre)
"Le chef conservateur, Stephen Harper, persiste et signe. Il veut serrer la vis aux jeunes contrevenants et il y parviendra, peu importe ce qu'en pense le Parlement, qu'il forme un gouvernement minoritaire ou pas."
Je crois qu'il n'est pas exagéré, en lisant ceci, de conclure que le gouvernement conservateur n'a aucune volonté démocratique. Peu importe ce que pensera le parlement, depuis quand le Canada est-il sous le joug d'un despote ?
Ce n'est pas tout.
L'élection d'un gouvernement conservateur est garante d'un recul social énorme. Voici ce que mentionne la présidente de la fédération des femmes du Québec, Michèle Asselin, dans un communiqué de presse :
"La FFQ juge que le bilan du gouvernement Harper est «extrêmement négatif» en matière de droit des femmes et que la réélection d'un gouvernement conservateur, peut-être majoritaire, «est une menace» pour l'égalité des femmes."
Et ça continue.
La volonté de mettre hors fonction le registre des armes à feu par les conservateurs est extrêmement dangereuse. "Les statistiques le prouvent, le contrôle des armes à feu sauve des vies".
Un monde sans Art ?
La réalité du quotidien des artistes n'est certes pas majoritairement celle des quelques stars québécoises. Dans une proportion de 50 %, les artistes et travailleurs culturels vivent avec moins de 20 000 $ par année. Alors oui, les coupures éhontées des conservateurs dans le budget de la culture saigne à blanc ces créateurs.
Si la vie vous intéresse :www.voterpourlenvironnement.org
Mais peut-être préférez-vous un pays sans politique environnementale, qui bâillonne ses artistes, qui veut revoir les femmes derrière les casseroles et qui souhaite des enfants bien domptés qui vont à l'église avec une douze tronçonnée au cas où un méchant rebelle ne vienne interrompre l'homélie. À chacun ses allégeances. N'est-ce pas Jean-Pierre Malo ?