René Laurin, maire de Joliette
Joliette va bien
Dans le mot qu’il signe à titre de maire de Joliette dans le mensuel Le Citoyen de septembre 2008 (encarté dans L’Action), René Laurin, commentant la situation actuelle de la ville, se pète les bretelles… et il a bien raison de le faire. Joliette, en effet, par les temps qui courent, va bien.
Le dossier du réaménagement du centre-ville, d’abord, semble marcher comme sur des roulettes. Si les informations fournies par la Ville de Joliette sont justes, ce grand chantier serait en avance d’une semaine sur son échéancier et aurait, à ce jour, coûté 1,2 millions$ de moins que les coûts estimés. Ce sont là de bonnes nouvelles dont il faut se réjouir, en espérant que la suite des choses ne les démentira pas.
Le centre-ville de Joliette, tous en conviendront, avait grandement besoin de cette cure de rajeunissement pour sortir du marasme. Certains auraient souhaité, par souci historique, que l’on sauve le champignon de la démolition et, par souci environnemental, que l’on préserve quelques arbres adultes qui agrémentaient l’ancienne disposition. Leur déception est compréhensible, mais elle ne doit pas nous amener à bouder notre plaisir. « Quelque chose d’extraordinaire est en train de se produire à Joliette », écrivait récemment un journaliste du quotidien anglophone The Gazette venu assister à ce renouveau. Il ne nous reste plus qu’à souhaiter que des commerces de qualité en tous genres viendront s’installer dans ce bel espace rénové pour le dynamiser. Une ville sans centre vivant, comme il y en a trop, n’est pas vraiment digne de ce nom.
La réouverture de la piscine du cégep constitue un autre dossier réjouissant. Une telle installation bénéficie d’abord aux élèves de l’Académie Antoine-Manseau et aux cégépiens, mais tous les citoyens du Grand Joliette qui aiment la natation –et ils sont nombreux- y trouvent aussi leur compte. Selon la mode du moment, la gestion de cet équipement (et des autres plateaux sportifs du cégep) a été attribuée par contrat à une entreprise privée. Souhaitons que les tarifs qu’elle fixera ne décourageront pas les jeunes et les moins fortunés de s’adonner au sport. On l’aura à l’œil.
Sans dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes puisqu’il y a toujours de petits irritants dans la vie civique, force est de constater que Joliette, dans l’ensemble, se porte très bien et que cela commence à se savoir à la grandeur du Québec et ailleurs au Canada. Le magazine économique torontois MoneySense, que le maire Laurin cite avec fierté, a par exemple réalisé une enquête qui place Joliette « en huitième place dans la catégorie des villes canadiennes idéales pour prendre sa retraite ». Dans la catégorie des petites villes, Joliette, selon le magazine L’Actualité, arrive même première! Ce n’est pas rien, et cela nous en dit beaucoup sur le sentiment de sécurité qui règne dans la ville.
Les jeunes familles aussi, semble-t-il, sont attirées par ses charmes. Des quotidiens québécois, cet été, rapportaient que Joliette se classe « en première place parmi les dix villes de grandeur moyenne avec les plus fortes augmentations de population entre 2001 et 2006 ». Selon Le Journal de Montréal, elle est même une des cinq villes les plus ensoleillées du Québec!
L’autosatisfaction, quand elle sert à s’asseoir sur ses lauriers, n’est pas un sentiment recommandable. Aussi, même quand les choses vont bien, il convient, pour nos dirigeants, de demeurer mobilisés et, pour les citoyens, de garder un esprit critique. En cette fin d’été, cela dit, la fierté exprimée par le maire Laurin, et que nous partageons avec lui, semble bien légitime.
Louis Cornellier
louisco@sympatico.ca