La professeure que nous avons rencontrée le confirme, la rentrée est dispendieuse, mais le matériel acquis en septembre devrait suffire pour toute une année.
Photo Jean Chevrette
Heu ! À quoi ça sert ?
En scrutant la liste des effets scolaires à acheter pour la prochaine année scolaire au niveau primaire, bien des parents doivent se demander à quoi sert tout ce matériel et pourquoi telle marque est suggérée plutôt qu’une autre. Pour démystifier cette question, le journal a rencontré une enseignante à la retraite qui a bien voulu éclairer notre lanterne.
D’abord, il faut savoir que toutes les listes de matériel, des 650 groupes de la Commission scolaire des Samares, sont scrutées à la loupe. D’abord par les enseignants, ensuite par le conseil d’établissement, composé, entre autres, de parents, et ensuite par la Commission scolaire. Tous les articles auraient donc leur utilité.
Mais à quoi peuvent bien servir des jetons de bingo ou un jeu de cartes ? La réponse est simple, ils sont utilisés pour faire des mathématiques. Le cahier « scrap book » serait quant à lui utilisé par les enfants de première année avant qu’ils n’apprennent à écrire. Il les aiderait dans leur travail. Pourquoi la plupart des écoles demandent de la pâte à modeler Tutti Frutti ? Parce qu’elle serait plus facile à travailler, sécherait moins rapidement que les autres marques et arriverait dans des contenants séparés.
La question de la propreté est aussi au cœur de bien des suggestions de matériel. C’est le cas notamment de la gomme à effacer Staedler. Celle-ci aurait l’avantage de ne pas laisser de traces noires dans les cahiers et durerait plus longtemps. Même constat pour le bâton de colle Pritt. Il aurait l’avantage de se garder plus longtemps et d’être plus facile à refermer. La réponse est la même, en ce qui concerne les trois paires et même quatre paires de souliers exigées. « Il y a en une pour l’éducation physique, une pour en dedans et une autre pour l’extérieur. C’est une question d’efficacité et de salubrité. Ça évite de traîner de la boue dans l’école. Toutefois, la quatrième paire est peut-être de trop », a commenté Claude Coderre, directeur du service de secrétariat général et des communications à la Commission scolaire des Samares. Pour les mouchoirs, il semblerait que les enfants en soient de grands consommateurs et qu’auparavant les professeurs en étaient les fournisseurs.
Il y aussi les bons vieux classiques qui reviennent depuis des décennies, comme les cahiers Canada, les crayons HB ou les crayons Crayola. Si les professeurs les demandent, c’est surtout pour une question d’efficacité, de lisibilité, mais aussi d’uniformité, comme dans le cas des cahiers de géométrie. Ceux-ci doivent, en effet, avoir les mêmes mesures d’un enfant à l’autre pour que tout le monde s’y retrouve.
Si vous croyez que les professeurs exagèrent quand ils demandent que soient aiguisés les crayons de couleur, imaginez-vous le temps perdu en classe à attendre que les 20 ou 25 petits mousses aiguisent tous leurs 12 crayons chacun.
La suggestion d’acheter un dictionnaire et un Bescherelle est aussi compréhensible lorsque l’on apprend que ceux disponibles en classe ne sont pas assez nombreux pour suffire au nombre d’élèves.