Le coût du matériel scolaire ne serait pas plus dispendieux qu’autrefois. Il aurait bien sûr suivi la courbe de l’inflation, mais bien des articles se vendent le même prix qu’il y a dix ans. Par ailleurs, le resserrement des listes scolaire aurait diminué le nombre d’articles à se procurer, diminuant ainsi la facture.
Photo Jean Chevrette
Un cloche qui fait mal au portefeuille
Le coût de la rentrée scolaire
Tous les parents rencontrés le disent, la rentrée scolaire coûte cher. Même le directeur du service de secrétariat général et des communications à la Commission scolaire des Samares, Claude Coderre, l’affirme. Même si aucune étude exhaustive n’a été faite sur la question, l'Association coopérative d'économie familiale souligne que la facture peut grimper à plus de 300 $ par enfant, sans compter la surveillance du midi, la garderie scolaire, l’habillement et autres frais connexes.
« Non, ce n’est pas facile pour le portefeuille, surtout lorsque l’on sait que la Commission scolaire des Samares est, après Montréal, la plus pauvre du Québec », souligne M. Coderre. Toutefois, il affirme que depuis plusieurs années, les professeurs, les parents et les conseils d’établissement travaillent à diminuer les coûts. « Les listes peuvent varier d’une école à l’autre, mais les professeurs sont invités à réduire au maximum le matériel exigé. En plus, elles sont révisées chaque année. »
M. Coderre souligne également que les marques indiquées sur les listes le sont à titre indicatif seulement et qu’elles ont pour but d’aider le parent à faire un choix. « Les écoles n’ont pas de ristournes sur le matériel qu’elles proposent ni de réduction de groupe. Ce sont des recommandations plutôt que des exigences et c’est une manière d’éviter les gadgets. »
Pour les parents qui auraient des difficultés pour payer les frais scolaires, M. Coderre les invite à appeler leur direction d’école, qui leur répondra en toute confidentialité. « Les directions font du cas par cas. Elles peuvent étirer les paiements par exemple. Il y a tout un réseau d’entraide qui existe. Il faut savoir que si un enfant n’a pas tout le matériel requis, il ne sera pas mis pour autant dehors de la classe. Nous avons aussi une politique familiale qui subventionne les frais de surveillance du midi quand il s’agit d’un troisième enfant d’une même famille. » Parmi les organismes qui peuvent aider les parents, il y a la Saint-Vincent-de-Paul, la Fondation Maman Dion, les maisons de la famille, etc.
Des conseils pour économiser
Céline Orvoine, de l'Association coopérative d'économie familiale reçoit, à cette période de l’année, plusieurs appels de parents qui ont des difficultés financières. Elle mentionne que la première chose qu’un parent doit faire au début de la rentrée scolaire est de faire l’inventaire des biens réutilisables. « Ce n’est pas parce que c’est la fin de l’année qu’un enfant doit briser sa règle ou jeter ses crayons. Il faut les éduquer au principe de la réutilisation. »
Autre conseil, elle suggère aux parents de s’en tenir à la liste et de ne pas acheter de gadgets. « Un crayon avec une efface qui sent bon, c’est le « fun », mais ça coûte plus cher et c’est quelque chose de dérangeant en classe. Tenez vous en à l’essentiel et résistez à la pression des enfants. » Évitez aussi les articles à rabais, ceux-ci offrent souvent des produits de moins bonne qualité qui ne dureront pas, mais magasinez quand même. En ce début d’année scolaire, les magasins affichent souvent des rabais intéressants. « Les articles du magasin 1 $ finissent au bout du compte par coûter plus cher. Un bon sac à dos peut durer plusieurs années si on achète quelque chose de durable. » Mme Orvoine suggère aussi de ne pas tout acheter d’un seul coup. « Les enfants grandissent, ça ne sert à rien d’acheter toute une garde-robe au même moment. »
Mme Orvoine rappelle aussi que la rentrée scolaire n’est pas quelque chose d’imprévu, au contraire, elle revient chaque année. « La rentrée doit être planifiée dans le budget. On peut se mettre 20 $ ou 50 $ de côté par mois. Au lieu de cela, les gens mettent cela sur des cartes de crédit et paient par la suite avec les intérêts qui s’imposent. »