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Les hors-la-loi de la route interceptés plus facilement

Nouveau système de reconnaissance des plaques d’immatriculation

Geneviève Blais par Geneviève Blais
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Article mis en ligne le 28 août 2008 à 12:59
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Les hors-la-loi de la route interceptés plus facilement
Le système est doté de deux caméras infrarouges, d’un processeur, d’un écran tactile, d’un logiciel et de la base de données de la SAAQ. - Photo Geneviève Blais
Les hors-la-loi de la route interceptés plus facilement
Nouveau système de reconnaissance des plaques d’immatriculation
Votre plaque d’immatriculation n’est pas payée? Votre permis de conduire est sanctionné? Vous conduisez un véhicule volé? Vous ne passerez plus incognito devant les policiers. Ils disposent d’un nouvel outil qui permet de vérifier plusieurs milliers de plaques d’immatriculation par jour.
Un des huit véhicules de patrouille munis de ce système au Québec se trouve au poste de police de Joliette.

«Les deux caméras infrarouges qui se trouvent sur la voiture font la reconnaissance des plaques, nous transmettent les informations qui sont ensuite comparées à la base de données de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) qui est mise à jour chaque semaine», a expliqué le sergent Benoit Richard de la Sûreté du Québec.

Si le véhicule ou le conducteur est en infraction, un message d’alarme sonore retentit. Le policier contacte alors le Centre de renseignements policiers du Québec, fait les vérifications d’usage et, s’il y a lieu, intercepte le fautif.

«Le système est bon, mais il n’est pas infaillible. C’est pourquoi nous devons nous assurer que la personne est réellement dans le tort avant de l’arrêter», a souligné M. Richard.

Cet outil permet aux policiers de sauver énormément de temps. Auparavant, ils devaient entrer manuellement les numéros apparaissant sur les plaques d’immatriculation. «Par le passé, on demandait des informations sur environ 3 000 plaques par mois. Maintenant, c’est ce que nous faisons dans une journée», a ajouté Jean Trudelle, policier responsable de ce système pour la MRC Joliette.

Le Journal a d’ailleurs été témoin de l’efficacité de cet appareil. Le temps de parcourir deux coins de rue dans le centre-ville de Joliette, une centaine de plaques ont été lues et trois signaux sonores ont été émis.

«Cela permet de rendre le réseau routier plus sécuritaire et d’amener l’équité entre ceux qui paient leurs droits et ceux qui ne le font pas», a mentionné Benoit Richard.

Pour l’instant, l’utilisation du système de reconnaissance des plaques d’immatriculation s’inscrit dans le cadre d’un projet-pilote qui se tient jusqu’en novembre. Une dizaine de policiers joliettains ont été formés afin de s’en servir.
Quelques chiffres
Il y a présentement près de 4,9 millions de permis de conduire valides et 5,5 millions de véhicules immatriculés au Québec.

Par contre, il y a plusieurs centaines de milliers de conducteurs ou de véhicules qui n’ont pas le droit d’utiliser le réseau routier. Ces personnes ou ces voitures sont impliquées dans 17 % des accidents mortels qui surviennent dans la province.

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