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Saint-Ignace-du-Lac sous la loupe des archéologues

De nombreuses trouvailles, mais pas de sépulture

Geneviève Blais par Geneviève Blais
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Article mis en ligne le 27 août 2008 à 14:31
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Saint-Ignace-du-Lac sous la loupe des archéologues
De nombreuses trouvailles, mais pas de sépulture
Une pierre tombale, des carcasses d’animaux et plusieurs objets ont été retrouvés sur le site que les chercheurs de l’Université de Montréal croyaient être le cimetière du village englouti de Saint-Ignace-du-Lac, près de Saint-Michel-des-Saints. Aucune sépulture n’a toutefois été localisée. Les archéologues poursuivront les fouilles au cours de l’été 2009.
Se basant sur les plans cadastraux disponibles, ils ont établi un périmètre de recherche de 25 mètres par 25 mètres. Leur objectif: passer au peigne fin les corps inhumés afin d’en apprendre davantage sur les habitudes de vie des habitants de l’époque.

Ce premier mois de travail les a plutôt menés derrière ce qui devait être la boucherie du village. Ils y ont trouvé plusieurs ossements de vache et de porc.

«Nous en avons appris beaucoup sur le site, mais on n’a pas encore trouvé l’organisation du cimetière. C’était une phase exploratoire», a soutenu Isabelle Ribot, professeure adjointe au Département d’anthropologie de l’Université de Montréal.

Selon les souvenirs d’une ancienne résidante de Saint-Ignace-du-Lac, Lucille Bazinet, 87 ans, le lieu sacré était situé tout près.

«Nous avons retrouvé une pierre tombale d’environ un mètre, mais pas de fosse. Nous avons des indications qui nous permettent de croire qu’on se trouvait au début du cimetière. Nous l’avons manqué de peu», a souligné Mme Ribot.

Elle espérait, tout comme les étudiants et les archéologues qui l’accompagnaient, retrouver au moins une sépulture cet été. Ce souhait est en soi un défi de taille puisque la majorité des décès répertoriés de 1906 à 1930, pour ce village, font référence à des enfants en bas âge.

«C’est un site difficile, car plusieurs corps inhumés étaient très petits», a mentionné Isabelle Ribot.

Le groupe de chercheurs a creusé 19 tranchées de différentes grosseurs sur le site. C’est ce qu’ils appellent des sondages. Au fil de leurs découvertes, ils ont ajusté le sens de leurs recherches.

«Comme, au départ, nous trouvions seulement des objets relatifs à l’habitat, nous avons commencé à migrer vers le nord de la zone de fouille. Nous avons fait plusieurs petites tranchées autour de la pierre tombale, mais nous n’avons rien trouvé», a soutenu la professeure.

Elle entend réajuster le tir et demander un permis de fouille qui s’étendra sur une plus grande superficie pour 2009. D’autres équipements pourraient également être utilisés.
Des trouvailles intéressantes
Bien qu’elle soit déçue de ne pas avoir découvert d’ossements humains, Isabelle Ribot se réjouit tout de même de ses trouvailles. Des fils barbelés, des restes de vaisselle, des conserves, des bouteilles et des clous ont été trouvés, en plus des restes d’animaux.

«Il va falloir tout passer en revue, a soutenu Mme Ribot. Nous nous intéressons à la population, mais aussi à leurs activités.»

Elle fera appel à l’expertise de ses collègues de l’Université de Montréal pour étudier ces objets.
V

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