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Tous les espoirs sont permis pour le lac Maskinongé

Plan d'action pour rétablir son état de santé

Pierre Bellemare par Pierre Bellemare
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Article mis en ligne le 9 août 2008 à 6:59
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Tous les espoirs sont permis pour le lac Maskinongé
Pierre Bertrand a fourni les détails du plan d'action. Il est encadré des maires Gaétan Gravel (Ville Saint-Gabriel) et Francine Bergeron (Mandeville). Photo Pierre Bellemare
Tous les espoirs sont permis pour le lac Maskinongé
Plan d'action pour rétablir son état de santé
Secoué par l'épisode d'algues bleues de l'an dernier, le lac Maskinongé peut compter sur la concertation pour continuer à rétablir son état de santé. Tous les gens impliqués mettent l'épaule à la roue.
Un plan d'action est mis de l'avant par Ville Saint-Gabriel, Saint-Gabriel-de-Brandon et Mandeville. Il prévoit, en outre, la tenue d'une journée de l'environnement, le samedi 23 août. Les gens sont invités à se rendre à la plage municipale de Ville Saint-Gabriel dès 10 heures. Beaucoup d'information leur sera fournie.
Gestes
Réduire et maintenir les concentrations en phosphore (générateur de l'arrivée des algues bleues) dans le lac et ses principaux tributaires en deçà de 20 microgrammes par litre d'eau est l'objectif visé.
La mise en place d'un suivi rigoureux de la qualité des eaux pour les cinq prochaines années est l'outil qu'on compte utiliser, suivant ce qu'a précisé Pierre Bertrand, consultant spécialisé de la firme Teknika HBA. Cette entreprise-conseil est à l'emploi des trois municipalités.

La sensibilisation, la règlementation et l'intervention sont les trois volets sur lesquels les efforts vont être axés. Certains aspects sont déjà en place.

C'est le cas de la campagne de réduction de l'usage des détergents phosphatés et de la présence d'un éco-conseiller.

Sous un autre angle, on travaille depuis quelque temps avec le ministère de l'Agriculture pour faire le suivi de son plan d'intervention. «On ne sauvera pas le lac si le MAPAQ ne fait pas sa job», souligne M. Bertrand.

Du même coup, il met en lumière que les agriculteurs offrent une bonne oreille aux démarches du ministère. Une intéressante aide financière leur est offerte pour les travaux requis sur leurs propriétés. Reste que leur collaboration se fait sur une base volontaire.

On coordonne aussi le travail avec le ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs.

En 2009 et en 2010, on veut produire des guides et des fiches techniques pour les gens.

Entretemps, cet automne, on entend adopter une règlementation sur la protection et la restauration des bandes riveraines, ainsi que sur le contrôle de l'érosion. De nouvelles règles d'aménagement du territoire seront instaurées en 2009.

Pour ce qui est des interventions, on prône une approche par sous-bassins versants. Suivre les concentrations en phosphore, contrôler les débordements du réseau sanitaire ainsi que le ruissellement et l'érosion sont des actions anticipées.

Selon M. Bertrand, il y a lieu d'espérer un avenir positif. «Je pense que vous prenez le lac au bon moment», termine-t-il.

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