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La balle dans le camp de l'évêché à Saint-Gabriel

Dossier de l'église

Pierre Bellemare par Pierre Bellemare
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Article mis en ligne le 3 août 2008 à 6:40
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La balle dans le camp de l'évêché à Saint-Gabriel
Le député François Benjamin Photo Gracieuseté
La balle dans le camp de l'évêché à Saint-Gabriel
Dossier de l'église
Connaître la vision à long terme de l'évêché de Joliette pour la communauté religieuse de Saint-Gabriel est essentielle aux autorités de l'endroit. Autant le député François Benjamin que le maire Gaétan Gravel (Ville Saint-Gabriel) désirent rencontrer Mgr. Gilles Lussier avant la réunion des paroissiens, en septembre.
La présence d'un prêtre est ce dont ils veulent s'assurer. En poste depuis environ un an, l'abbé Jean-Roch Lefebvre veille, avec l'aide d'un autre prêtre et d'un diacre, sur deux unités pastorales (Maskinongé, Bayonne) comprenant respectivement quatre et cinq paroisses.
Point de vue
«C'est bien beau d'avoir une église mais si on n'a pas de curé…», note le député François Benjamin.
«Une église, c'est un monument. On ne laissera pas fermer ça comme ça», insiste le maire Gaétan Gravel. Il rappelle qu'une église est en quelque sorte la marque de commerce, l'emblème d'un milieu.

Reste qu'il est conscient que des églises, mais pas nécessairement celle de Saint-Gabriel, vont devoir fermer avec les années.

La survie du temple gabriellois est en péril en raison de la fragilité financière de la Fabrique. Les coûts de chauffage au fil des ans ont grugé le coussin financier, devenu aujourd'hui très mince.

Une décision doit être prise et diverses avenues vont être soumises aux paroissiens lors d'une réunion le mercredi 10 septembre (19h30) à l'église.

Faire appel au Fonds du patrimoine religieux pour réaliser d'importantes rénovations (isolation du toit, modification du système de chauffage, etc.) est au nombre des possibilités. Il s'agit d'un projet de l'ordre de 2,3 millions $.

Dans un tel cas, le milieu doit payer 30% de la facture.

«La part du milieu est majeure. C'est important que l'ensemble du milieu se prononce. Il faut évaluer la participation citoyenne. Si c'est oui à 98%, il n'y a rien qui peut arrêter ça», déclare M. Benjamin.

On songe aussi à réduire la superficie de la nef et à abaisser le plafond, tout en isolant le toit. Un tel choix réduirait toutefois à néant la possibilité de faire appel au Fonds du patrimoine religieux.

La vente du presbytère et la relocalisation des bureaux à l'église est une autre avenue. La démolition est la solution de derniers recours.

En terminant, soulignons qu'il est envisagé de tenir les offices religieux dans un édifice public de Saint-Gabriel au cours de la prochaine saison froide (15 octobre 2008 au 15 avril 2009).

(Contacté lui aussi dans ce dossier, le maire Roch Desrosiers (Saint-Gabriel-de-Brandon) n'a pas retourné nos appels.)

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