Un motocycliste perd la vie sur le chemin Joliette à Lanoraie
Le temps de réponse des ambulanciers critiqué
Une violente collision a coûté la vie à Stéphane Drainville, 40 ans, de Lanoraie, mercredi soir, à l’intersection de la sortie de l’autoroute 40 et du chemin Joliette. Réal Tremblay, le premier arrivé sur les lieux, dénonce le temps de réponse des ambulanciers.
«Je n’ai pas vu l’accident, mais je suis arrivé dix secondes après. Quand j’ai appelé le 9-1-1, il vivait encore. Je lui parlais, mais je ne pense pas qu’il était conscient. Il a fallu attendre de 15 à 20 minutes avant que les ambulanciers arrivent. Tout le monde trouvait que ça n’avait pas d’allure», a souligné M. Tremblay.
Selon le sergent Benoit Richard de la Sûreté du Québec, un camion tournait à gauche pour emprunter le chemin Joliette, en sortant de l’autoroute 40. Le motocycliste circulait lui aussi dans cette direction et l’impact n’a pu être évité.
Réal Tremblay a précisé que M. Drainville a atterri environ 400 pieds plus loin du lieu de la collision. «Je n’avais jamais vu quelqu’un aussi amoché. C’était effrayant. Il y avait des morceaux de motocyclette partout sur le sol», a-t-il indiqué.
Entre l’appel d’urgence et l’arrivée des secours, le temps lui a paru une éternité. Lorsque les ambulanciers sont arrivés, ils ont transporté la victime au CHRDL où son décès a été constaté.
«Ce que je retiens, c’est qu’on aurait peut-être pu sauver une vie», a mentionné M. Tremblay.
Le conducteur du camion, quant à lui, s’en est bien sorti.
L’Agence de la santé et des services sociaux de Lanaudière assure que ce temps de réponse est tout à fait normal. «Entre le moment où l’appel a été logé à la centrale et l’arrivée sur le terrain, il s’est écoulé 16 minutes. Le temps de route normal est de 14 minutes. Les ambulanciers ont donc pris moins de deux minutes pour prendre connaissance de leur affectation et se mettre en chemin», a précisé Pascale Lamy, agente d’information pour l’agence.
Elle a ajouté qu’il n’y a pas de base de référence pour le temps de réponse en milieu rural. «Un standard est difficilement applicable étant donné le territoire à desservir», a-t-elle soutenu.
Gilles Grenier
Commentaire mis en ligne le 21 août 2008Pourquoi le ministère de la santé ne prend-t-il pas ses responsabilités et ne débloque-t-il pas les budgets nécessaire pour mettre en place et financer des services de premier répondant tel que décrit dans le rapport Dicaire publier en décembre 2000 ?
Gilles Grenier
Conseiller municipal Lanoraie