Le député François Benjamin Photo Gracieuseté
Benjamin et l'ADQ continuent de demander la préservation de l'information régionale
Dossier de la vente de TQS
La ministre Josée Verner doit s'impliquer dans l'autorisation récente du CRTC du transfert de licence de TQS à Remstar. Le député François Benjamin (porte-parole en matière de culture et de communications), ainsi que ses collègues Sylvain Légaré et Sébastien Proulx. lui demandent d'intervenir pour la survie des nouvelles locales et régionales au réseau TQS.
L'ADQ note dans une lettre transmise mardi (8 juillet) à la ministre que son intervention immédiate donnerait au CRTC la possibilité de réexaminer sa décision en tenant compte de l'importance accordée à l'information locale et régionale.
MM. Benjamin, Légaré (député de Vanier et porte-parole de la Capitale Nationale) et Proulx (député de Trois-Rivières et leader parlementaire) évaluent que la ministre possède le pouvoir d'intervenir.
À leur avis, Mme Verner (ministre du Patrimoine canadien) peut donner des indications claires au CRTC pour préserver l'information à TQS.
»Le CRTC reconnait l'aspect exceptionnel de cette décision et nous sommes inquiets des impacts que peut créer ce précédent», écrivent-ils.
Du même coup, ils lui rappellent la position de l'ADQ concernant l'information locale et régionale.
«La meilleure solution pour assurer la pérennité de l'information passe par l'accès, pour les télévisions généralistes, aux redevances accordées aux chaînes spécialisées. Dans trois ans, quand la décision du CRTC sera révisée, nous pensons que rien n'aura changé si, à la base, les règles n'ont pas été modifiées», précisent-ils.
Ils maintiennent que Mme Verner doit donner suite à leur demande afin d'assurer des nouvelles locales et régionales pour les régions du Québec.
Denis Beaulé
Commentaire mis en ligne le 16 juillet 2008L'ADQ a tout à fait raison sur ce point.
Les ondes publiques n'en sont pas que d'amusement et de divertissement. Elles en sont aussi d'information utile et d'éducation même, ultimement ou idéalement.
Télé-Québec ne couvre pas tout. Il faudrait au Québec une télé (d'évocation et d'instruction) nationale. Palliant des lacunes aussi bien [inter]culturelles qu'académiques. Notamment celles de jeunes et moins jeunes Québécois de la vaste et pauvre région métropolitaine.
Pour qu'il y ait nation québécoise, féconde et dynamique, et pour qu'elle puisse croître optimalement, il faut un lieu-lien de rencontre. De (re)connaissance. Commun.
Quoi de mieux à cette fin qu'une télé, telle TQS, opérant principalement à partir de la capitale, accessible à tous les Québécois, gratuitement, et gravitant essentiellement autour de questions sociales et citoyennes, dont le centre d'élaboration, de délibération et de décision se trouve à Québec ?
Enfin, ce n'est certes pas en laissant une télé voguer toujours davantage vers sa dégradation et la médiocrisation d'ondes publiques qu'on contribuerait au mieux à l'édification ou à la cohésion de notre société.