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Le Musée d’art de Joliette sort de ses murs

Au Festival de Lanaudière

Article mis en ligne le 12 juillet 2008 à 8:00
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Le Musée d’art de Joliette sort de ses murs
Au Festival de Lanaudière
Jusqu’au 3 août, le Musée d’art de Joliette sort de ses murs. En collaboration avec le Festival de Lanaudière, il vous invite à découvrir l’exposition Le Musée en kit et à éveiller vos sens avec les installations de l’artiste d’origine colombienne Oswaldo Macià.
Présentée sur le site du Festival de Lanaudière, Something Going on Above My Head est une œuvre sonore de l’artiste Oswaldo Macià composée de près de 2 000 chants d’oiseaux en provenance de quatre continents. Recueillis au terme de cinq années de recherche dans les bibliothèques et les archives ornithologiques, ces chants, grognements, cris, hululements ont fait l’objet de choix en fonction de sonorités, de gammes de tons et de fréquences facilement identifiables.

Cette installation est présentée à l’occasion du centième anniversaire de la naissance d’Olivier Messiaen, reconnu pour son investigation sur les mélodies que produisent les oiseaux. Les chants d’oiseaux modulés et orchestrés par Macià ont pour but de faire réfléchir le spectateur sur sa propre mémoire et son propre vécu par l’utilisation de sons qui lui sont familiers.

Présentée dans les sentiers menant à l’amphithéâtre sur le site du Festival de Lanaudière, cette véritable sculpture sonore est l’occasion unique d'entendre en un même lieu des oiseaux qui, peut-être, ne se rencontreront jamais. Something Going on Above My Head a fait l’objet de plusieurs expositions internationales notamment à Venise, à Londres et à Madrid.

Toujours en collaboration avec le Festival de Lanaudière, le Musée d’art vous invite à éveiller vos sens avec les installations d’Oswaldo Macià dans Calumny, qui offre une expérience à la fois visuelle et olfactive.

Calumny est inspirée d’une œuvre picturale du même titre qui a été créée par un peintre grec de l’Antiquité. En collaboration avec un parfumeur, Macià s’est consacré à la création d’une variété de fragrances inspirée de la composition originale du tableau. Ces odeurs sont diffusées dans l’espace d’exposition par cinq globes lumineux effectuant des mouvements latéraux à la manière de grands encensoirs. De la vue, nous passons avec Calumny aux autres sens.

La seconde installation, intitulée Surrounded in Tears, est une symphonie regroupant une centaine d’enregistrements de pleurs issus de différentes époques et de différentes cultures. Intégrés à l’exposition permanente d’art sacré du Musée, les sons sont diffusés par 16 haut-parleurs en forme de cloche. Ainsi suspendue parmi les œuvres religieuses, cette complainte enveloppe entièrement l’espace d’exposition, lui donnant un lustre d’une beauté à la fois mystique et terriblement cruelle. (A.B.)

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