Les employés de la cuisine du Foyer Saint-Liguori n’ont pas eu besoin d’être convaincus pour adhérer au recyclage de matière biodégradable. Évidemment, M. Lafontaine avoue qu’il ne sauvera pas la planète tout seul, mais tous les petits gestes comptent. Sur la photo : Pierre-Louis Lafontaine, Madeleine Contant et Josée Loyer. Absente de la photo, Francine Arcand.
Photo Julie Roy
La grande cuisine recycle
Foyer Saint-Liguori
Pierre-Louis Lafontaine et ses collègues s’occupent quotidiennement de la préparation des repas d’une cinquantaine de personnes au Foyer Saint-Liguori. En avril dernier, lorsque la Municipalité a intégré les bacs de recyclage de matières biodégradables, ils ont décidé eux aussi de faire leur part. Après avoir tenté l’expérience, ils se sont rendus compte que cette tâche était loin d’être difficile et qu’elle ne nécessitait que quelques changements à leurs habitudes.
« La Municipalité donnait le bac à tout le monde. Je ne suis pas plus écologiste qu’il le faut, mais à force d’en entendre parler, ça te rentre dans la tête. Donc, au lieu d’avoir une poubelle qui traîne dans la cuisine et qui ne sert à rien, on a décidé de s’en servir », mentionne M. Lafontaine, qui est cuisiner à cet endroit depuis 25 ans.
Bouts de pain, coquilles d’œufs, pelures de légumes de toute sorte et bien d’autres déchets trouvent maintenant place dans cette petite poubelle. Aucun liquide n’est cependant accepté. Malgré tout, les employés voient la différence. « Ça allège les sacs de poubelle. Nous les vidons juste une fois par jour au lieu de trois. » En ce qui concerne les déchets de table, ils ne sont pas encore récupérés, mais les discussions à ce sujet ont débuté.
M. Lafontaine le mentionne d’emblée, il voyait cette tâche comme une montagne et s’inquiétait des odeurs que cela aurait pu occasionner. Toutes ses craintes se sont envolées après avoir adopté cette nouvelle habitude. « Ça reste propre parce que nous vidons le petit bac de cinq litres dans le plus gros que l’on réfrigère. Toutes les semaines la Municipalité vient chercher notre gros bac qui est souvent rempli aux deux tiers. » M. Lafontaine ne voit pas le recyclage comme une tâche supplémentaire à effectuer, car il souligne qu’il a juste modifié ses habitudes. « Ça prend deux minutes de plus. »