Les organisateurs du Festival acadien de la Nouvelle-Acadie ont lancé la programmation de ce huitième événement, le 8 juillet, au restaurant La Petite Acadie de Saint-Liguori. La chanteuse Édith Butler et le groupe lanaudois Belzébuth constituent les têtes d’affiche du festival.
Le festival se déroulera du 15 au 17 août, dans les municipalités de Saint-Jacques, de Saint-Liguori et de Sainte-Marie-Salomé. La Nouvelle-Acadie comprend aussi la municipalité de Saint-Alexis.
Pour cette huitième édition, le comité organisateur propose plusieurs spectacles gratuits et une variété de rencontres visant à célébrer la culture acadienne.
La prestation d’Édith Butler, qui se tiendra le samedi 16 août, dès 21 h, au Parc des loisirs de Saint-Ligori, se veut un incontournable du festival. La chanteuse acadienne proposera au public son spectacle « Madame Butlerfly, légendes intemporelles ». Le maire de Saint-Liguori, Serge Rivest, a expliqué qu’attirer des artistes connus était un rêve pour les organisateurs et que, cette année, c’était devenu réalisable. Le comité espère de 4 000 à 5 000 personnes pour le spectacle d’Édith Butler. La prestation d’Édith Butler sera précédée de celle du groupe lanaudois Belzébuth, à 19 h, qui aura réchauffé les planches de sa musique traditionnelle.
La musique traditionnelle résonnera aussi en après-midi, le samedi, alors qu’à 16 h 30, le groupe La Tradition entamera son répertoire. La journée du dimanche n’est pas en reste car, après le dîner, La famille Mailhot de Saint-Alexis a carte blanche et les pièces s’enchaîneront. « Ils vont pouvoir continuer tant qu’ils voudront », a déclaré le maire de Saint-Liguori, Serge Rivest.
La programmation du festival est diversifiée et saura satisfaire toute la famille. L’ouverture du festival se fera par une soirée de contes acadiens, le vendredi, à 20 h, à l’église de Sainte-Marie-Salomé, avec Dominique Breau. « Un vrai Fred Pellerin », selon Serge Rivest.
Lors de la fin de semaine, le public pourra découvrir l’histoire de la Nouvelle-Acadie en parcourant l’exposition du photographe Jean Chevrette, au Vieux-Collège de Saint-Jacques. Le photographe a promis de 40 à 50 clichés de la Nouvelle-Acadie datant des années 1900 à 1950, ainsi que d’autres photos de sa collection privée.
Un kiosque d’artisans est aussi prévu pour le samedi ainsi que des activités telles que du maquillage, des jeux gonflables, un atelier musical, des tournois de poches, de volleyball ou de pétanque.
À 18 h, le samedi 16 août, ce sera l’immanquable tintamarre acadien, « pour les enfants et ceux qui sont restés enfants », a noté Serge Rivest. Chacun est invité à amener des articles pour faire du bruit et à prendre part à la marche. Le tintamarre est une manière, pour les Acadiens, d’exprimer leur fierté envers leur origine en produisant un grand bruit collectif.
La traditionnelle messe sous le chapiteau aura, quant à elle, lieu le dimanche à 10 h 30.
À noter, de 30 % à 40 % de la population lanaudoise est de souche acadienne. Serge Rivest a aussi souligné qu’il existe six communautés acadiennes au Québec.
« Je suis tout le temps impressionné par la programmation du festival et le travail des organisateurs », a lancé le député de Montcalm, Roger Gaudet. L’attaché politique du député Pascal Beaupré, Jean-François Courteau, a laissé savoir que le député est heureux de constater que le festival est bien ancré dans Lanaudière. Le préfet de la MRC de Montcalm, André Auger, a rappelé le courage de ces ancêtres qui ont décidé de revenir dans le milieu après la déportation.
Pour information sur la programmation du festival,
www.nouvelle-acadie.com.