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Le Toit de Bethléem ferme ses portes à Rawdon

Les employés veulent relancer les activités

Geneviève Blais par Geneviève Blais
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Article mis en ligne le 25 juin 2008 à 13:20
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Le Toit de Bethléem ferme ses portes à Rawdon
Le Toit de Bethléem est situé sur la 3e Avenue, près du Métro, à Rawdon. Photo Geneviève Blais
Le Toit de Bethléem ferme ses portes à Rawdon
Les employés veulent relancer les activités
Le Toit de Bethléem de Rawdon fermera définitivement ses portes le 28 juin. Cette nouvelle a pris tout le monde par surprise, si bien que les employés se proposent pour relancer les activités de cette maison de prière qui vient en aide aux démunis.
«Nous avons lancé une pétition qui a déjà été signée par plus de 200 personnes. Nous sommes prêts à nous investir pour que le Toit reste ouvert», a souligné une des employées, Françoise.

La maison vient en aide aux gens dans le besoin en distribuant, au coût de 4 $, des paniers de nourriture. Elle propose aussi des programmes de réinsertion sociale.

La fermeture aurait des impacts catastrophiques, estime l’équipe.

«Neuf personnes vont perdre leur emploi et plus de 125 familles vont avoir faim», a souligné Cécile, bras droit du défunt fondateur du Toit de Bethléem, Marc Le Blanc.

«Lors de la distribution, la semaine passée, une femme nous a dit qu’elle ne savait pas ce qu’elle ferait si le Toit fermait. Nous aidons vraiment les familles», assure Paule, employée.

L’équipe de relance invite les gens à se réunir sur le terrain du Toit, au 3317, 3ième Avenue, Rawdon, le 28 juin, à 13 h. Elle souhaite ainsi manifester son mécontentement et faire valoir l’importance de cette aide pour la population. Elle demande aussi la tenue d’une assemblée générale d’urgence.

«On ne veut pas que ça ferme. L’équipe du Toit est très bonne et la maison doit rester ouverte pour les démunis du corps et de l’âme», a fait valoir Cécile.

Les raisons qui poussent les administrateurs à mettre la clé dans la porte n’ont pas été rendues publiques. Plusieurs rumeurs circulent, mais rien n’a été confirmé.

Les employés dénoncent l’attitude du conseil d’administration. Ils assurent ne pas avoir été informés des intentions de fermeture avant la réception d’une lettre le 16 juin.

«Une équipe est prête à reprendre l’organisation en main. Nous connaissons nos tâches», a souligné Jean-Paul, lui aussi employé.
Une page d’histoire se termine
La fermeture du Toit de Bethléem marquerait la fin d’une longue histoire à Rawdon. La maison de prière et d’entraide a commencé ses opérations en 1993 au Collège Champagneur.

En 1994, elle est déménagée dans ses locaux actuels situés près du Métro. En octobre 1995, 30 personnes ont pris part aux travaux grâce à un programme d’aide sociale. Ces travailleurs ont notamment mis la main à la pâte pour la plomberie, l’électricité et la peinture.

En 1999, Marc Le Blanc, président, a obtenu la charte de fondation.

«Nous avons commencé avec la distribution de denrées, puis nous avons mis sur pied un magasin qui nous sert d’autofinancement et dans lequel nous vendons des appareils électroménagers à prix modique», a précisé Cécile qui a uni ses efforts à ceux de M. Le Blanc dès le début.

Le Toit a également reçu des subventions salariales au cours des dernières années pour aider les gens à retourner aux études ou à réintégrer le marché du travail. «Au moins 65 % des gens qui ont participé à ce programme se sont trouvés un emploi», a souligné Cécile.

M. Le Blanc a piloté cette organisation jusqu’à son décès, en mars 2007. Après quoi, Yvon Grenier a pris la présidence.

Les employés ont alors remarqué une grande différence dans la façon de gérer l’établissement. Des gens auraient été remerciés de leur service et plusieurs bénévoles auraient cessé de s’impliquer.

Aujourd’hui, un peu plus d’un an après le décès de son fondateur, le Toit de Bethléem ferme ses portes. L’équipe de relance ne comprend pas les motivations. Elle veut que la maison de prière reste ouverte.

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