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Ciment Québec sort de son mutisme

Projet de carrière à Saint-Calixte

Geneviève Blais par Geneviève Blais
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Article mis en ligne le 23 juin 2008 à 15:29
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Ciment Québec sort de son mutisme
Projet de carrière à Saint-Calixte
Après plus de trois mois de vives protestations, Ciment Québec sort de son mutisme et lève la lumière sur son projet de carrière à Saint-Calixte.
«Ciment Québec n’est pas insensible aux inquiétudes des citoyens et de la municipalité. Le plan opérationnel initialement projeté a d’ailleurs été modifié dans le but d’atténuer les impacts de l’exploitation et Ciment Québec demeure disposée à poursuivre le dialogue dans un esprit constructif», a précisé le directeur de projets et informatique de l’entreprise, Robert Allard, dans un communiqué émis le 20 juin.

Il a rappelé que le projet fait état d’une nouvelle carrière dont l’aire d’exploitation représenterait environ 6 % de la superficie totale du terrain de 1 300 hectares. Les camions circuleraient par le rang 8 et emprunteraient la route 335 en direction de Saint-Lin-Laurentides.

«Il n’est pas du tout question de passer par Chertsey ou Rawdon», a souligné M. Allard.

Les heures d’opération s’échelonneraient du lundi au vendredi, de 7 h à 17 h, et le cas échéant, pour les besoins de livraison, le samedi de 8 h à 12 h.

Les opérations de forage, de dynamitage et de concassage se tiendraient pendant de quatre à six mois, répartis au printemps et à l’automne. Les campagnes de production ne sont donc pas prévues durant la saison estivale.

«La demande au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) a été déposée pour une période d’exploitation de 50 ans», a indiqué Robert Allard.

Il a mentionné que la matière première présente sur le territoire visé, à Saint-Calixte, «est une pierre d’excellente qualité» qui correspond aux besoins de Ciment Québec.

«Le dynamitage se fait généralement à des heures fixes et dans le meilleur respect des environs. Les opérations de concassage et de tamisage doivent aussi rencontrer des normes environnementales. Il existe, à cet effet, des méthodes et des équipements appropriés pour assurer le respect de ces normes, notamment en ce qui a trait au contrôle des émissions de poussière», a-t-il indiqué dans le communiqué.

Il a précisé du même souffle que l’exploitation du gisement se ferait en tout temps au-dessus de la nappe phréatique.

M. Allard n’a pu avancer de chiffres quant au nombre d’emplois qui seraient créés par une telle exploitation. «Cela varie selon l’offre et la demande. C’est certain que nous allons encourager et favoriser l’embauche de gens qui demeurent sur place», a-t-il mentionné.

Il s’est également fait discret quant au montant de l’investissement envisagé et quant au nombre de transports qui pourraient être effectués par semaine. «Ce sont des informations confidentielles que nous ne pouvons pas rendre publiques étant donné la concurrence», a-t-il indiqué.

La tenue d’une assemblée publique au cours de laquelle Ciment Québec présenterait son projet n’est pas envisagée pour le moment.
Un projet qui a pris naissance en 2006
En 2006, Ciment Québec a procédé à l’évaluation d’un site d’une superficie de plus de 1 300 hectares, sur le territoire de Saint-Calixte.

Munie de l’attestation de conformité émise par la municipalité, elle a fait la demande d’obtention d’un certificat d’autorisation pour l’exploitation d’une carrière auprès du MDDEP en avril 2007.

Cette demande est en cours d’évaluation.

Toutefois, le mois dernier, Saint-Calixte a retiré son certificat de conformité en faisant valoir que le projet à l’étude n’est plus le même que celui qui leur avait été présenté.

En principe, le MDDEP a besoin de ce document pour accorder son autorisation.

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Louise Loyer

Commentaire mis en ligne le 15 août 2008
Monsieur Allard a omit de dire que les camions de transport de la carrière ne passeraient par par Chertsey et Rawdon, c'est que ces municipalités ont tout simplement refusé le droit de passage. Et je dis BRAVO à ces citoyens concernés. Je n'ai pas vu de mise à jour du projet dernièrement mais je crois que si les citoyens de St-Calixte se regroupens, ils parviendront à se débarasser de Quèbec Ciment. Personnellement j'hésite toujours à acheter une propriété à St-Calixte pour cette raison. Merci de me lire.

Comité de citoyens Saint-Calixte

Commentaire mis en ligne le 24 juin 2008



Réactions du CCCSC et PCDMC au communiqué de Ciment Québec.



Le communiqué Ciment Québec / Unibéton, émis le 20 juin 2008 à la veille des vacances, est le seul document rendu public, depuis le début de cette affaire. Très flou sur les intentions de Ciment Québec, il parle d’un «plan opérationnel initialement projeté», jamais été rendu public ni par Ciment Québec ni par la municipalité de Saint-Calixte. S’il existe en quelque part sur Internet il est bien caché.



«Ciment Québec Inc. - Projet de carrière à Saint-Calixte LAVAL, QC, le 20 juin /CNW Telbec/



- Pour répondre aux exigences d'approvisionnement en source d'agrégats de bonne qualité, Ciment Québec Inc. (CQI) a procédé en 2006 à l'évaluation d'un site d'une superficie de plus de 1300 hectares (13 Km carrés), situé sur le territoire de la municipalité de Saint-Calixte.»

«Avec en mains l'attestation de conformité avec les règlements municipaux émise par Saint-Calixte pour ce projet industriel en avril 2007, »

Selon ce que nous avons appris le 9 juin dernier, c’est la directrice de la municipalité qui a signé le document en question. Est il possible d’émettre un certificat de conformité avec les règlements municipaux en 2007 alors que un an plus tard le maire avoue candidement à la télévision TVA ne rien savoir ou presque du projet et qu’il met en doute la bonne foi de CQI ? Quelle est la valeur de ce papier ?



«CQI a procédé diligemment à l'analyse technique du projet, conformément aux règlements et exigences du ministère du développement durable, de l'environnement et des parcs (MDDEP) visant l'obtention d'un certificat d'autorisation pour l'exploitation d'une carrière. A ce jour, l'évaluation technique répond favorablement aux critères.»

Évidemment on ne tient pas compte de la population, aucune information, on se fout des dommages aux routes et aux risques de santé et sécurité pour les résidents de Saint-Calixte. Seulement les bénéfices, pour CQI sont importants. Une attitude égoïste, leurs besoins, leurs façon de voir, toujours l’avantage du projet de CQI.


«CQI s'est montrée disponible en tout temps au cours de ce processus pour discuter de la nature de ce projet d'exploitation avec la municipalité.»

Il est clair que ces discussions auraient du avoir lieu bien avant l’émission d’un «certificat de conformité avec les règlements,» et surtout la faisabilité d’un tel projet compte tenu des contraintes, des voisins affectés, des routes, des ponts...


«Toutefois, depuis le printemps 2008, le projet rencontre une opposition sociale et CQI souhaite par le présent communiqué apporter des précisions concernant certains éléments relatifs à l'exploitation visée.»

Cette situation est due au fait que la population a été mise devant un fait accompli ou presque à son insu, en 2008 pas avant, encore des cachettes !



«CQI n'est pas insensible aux inquiétudes des citoyens et de la municipalité. Le plan opérationnel initialement projeté a d'ailleurs été modifié dans le but d'atténuer les impacts de l'exploitation et CQI demeure disposée à poursuivre le dialogue dans un esprit constructif.»

Où est ce plan initialement projeté ?

Qui l’aurait approuvé ou rejeté ce plan ou demandé des modifications ?

Quelles sont les modifications prétendument faites ?

Pour le moment il ne s’agit pas d’un dialogue puisque CQI n’a jamais rendu public, ni ses intentions, et que jamais la municipalité de Saint-Calixte n’avait parlé du dossier avant que la municipalité de Chertsey ne rende publique cette affaire.



Le véritable dialogue commencera après un dévoilement public de tous les projets à court et à long terme de CQI sur le territoire de Saint-Calixte



«Renseignements relatifs à l'exploitation»
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« L'aire d'exploitation faisant partie de la demande de certificat d'autorisation représente un peu moins de 6% de la superficie totale du terrain, soit 74 ha.».
Le certificat d’autorisation pourrait être émis ou renouvelé 16 fois donc, ce projet infernal serait là pour au moins 50 ans.


«Les heures d'opération de la carrière s'échelonneraient du lundi au vendredi de 7h à 17h, et le cas échéant, pour les besoins de livraison, le samedi de 8h à 12h. »

Le matin et le soir, les automobilistes devront faire la queue derrière ces camions en plus des autobus scolaires. Les enfants iront à l’école en traversant des rues continuellement menacées par des camions chargés au maximum qui descendront du nord une côte jusqu’au centre du village.





« Les campagnes de production, comprenant le forage, le dynamitage et le concassage sont envisagées pour une durée totalisant environ 4 à 6 mois par année, répartis au printemps et à l'automne. Il n'est donc pas prévu de forage, de dynamitage ni de concassage au cours de la période estivale. »

Il est évident que ces périodes peuvent être modifiées au besoin, ce n’est pas un engagement.
On ne mentionne pas que le transport sur nos rues sera fait au besoin toute l’année.

En période de pointe, est-il possible que ces camions circulent 24 heures par jour ?

Combien de voyages de camions par année ? Par semaine ? Par jour ?

Quel est le poids maximum de ces camions en charge ?



«Le dynamitage est une activité bien contrôlée et régie selon des normes gouvernementales strictes. Des équipements de mesures sont d'ailleurs utilisés pour assurer le respect de ces normes en tout temps. Le dynamitage se fait généralement à des heures fixes et dans le meilleur respect des environs.»

C’est surtout le perçage des trous qui fait beaucoup de bruit et dégage un nuage de poussière, le dynamitage a pour conséquence de fendiller le roc sous la surface dynamitée, donc la nappe phréatique et les cours d’eau autour vont être affectés par les résidus du dynamitage ainsi que lors de la fonte des neiges.


«Les opérations de concassage et de tamisage doivent aussi rencontrer des normes environnementales. Il existe, à cet effet, des méthodes et des équipements appropriés pour assurer le respect de ces normes, notamment en ce qui a trait aux contrôles des émissions de poussières.»

Le problème avec ces équipements, c’est qu’ils se bouchent par la poussière et trop souvent hélas des déversements sont faits dans les cours d’eau ou dans la nature. Le respect des normes lorsqu’il n’y a pas d’inspecteur, lorsque tout est fait loin de la vue, quand le nuage de poussière apparaît, il est trop tard pour faire quoi que ce soit.


«L'exploitation du gisement se ferait en tout temps au-dessus de la nappe phréatique. Les analyses effectuées dans le cadre de la demande de certificat d'autorisation et les études additionnelles qu'a requises le MDDEP pour ce projet spécifique démontrent sa conformité au maintien de la qualité de la nappe phréatique et des puits environnants.»

Pourquoi ces études ne sont elles pas publiques ?
Qui a pu en prendre connaissance ?


«La superficie totale à découvrir est d'environ 67 ha et la restauration progressive du gisement se ferait en étapes de 5 à 6 ha à la fois, en conformité, ici encore, avec les normes gouvernementales en matière de réhabilitation de tels sites.»

Ici c’est "la règle de l’art" qui prévaut et puisque tous sont un peu artistes….
Il est facile de voir ce qui s’est fait ailleurs avec des anciennes carrières abandonnées converties en dépotoir ou en montagne de résidus, ce qui rentabilise le camionnage aller/retour. Beaucoup d’exemples sont disponibles sur Internet.


«Le trajet pour le transport est prévu via l'accès du Rang 8 qui est la Route actuelle pour le transport lourd provenant des sablières et pour l'enlèvement du bois coupé sur le site.»

Ici on omet de dire que le rang 8 débouche seulement sur la Montée Pinet à l’est ou la route 335 qui traverse le village de Saint-Calixte. Par la suite les camions devront soit traverser la ville de Saint-Lin-Laurentides pour aller vers le sud et l’ouest ou prendre la route 158 pour se rendre vers l’est. L’autre possibilité est de remonter par Chertsey en utilisant le rang 10.

Le transport des sablières pour usage local constitue déjà une nuisance suffisante sur nos routes et dans l’environnement sans qu’il soit nécessaire d’en rajouter. Il y a des sablières partout autour, le transport est minimum.

Le bois coupé sur le site a circulé en grande partie par le lac Beaulac, aucune retombée économique pour nous, uniquement des inconvénients.



«Pour chacune de ses activités actuelles, dont notamment celle du Transport de marchandises, CQI adhère fermement à une philosophie Opérationnelle axée sur la sécurité. D'autre part, la pratique courante de CQI est d'encourager, dans la mesure du possible, la main d'oeuvre et les entreprises locales.»

Les principales retombées appréhendées sont des retombées de poussière. Nous n’avons pas d’entreprises locales qui pourraient être sollicitées ou si peu. Les restaurants sont juste suffisants pour les besoins de la population et très loin du projet de carrière, la municipalité fait réparer ses véhicules lourds à l’extérieur, il n’y a pas de véritables hôtels. Personne ne sera intéressé à installer des services pour une industrie qui veut fonctionner deux saisons par année.


«De plus, CQI insiste pour souligner qu'une portion de la partie non exploitée de la propriété pourrait constituer un potentiel intéressant de divertissement de plein air et CQI est disposée à en envisager le développement en partenariat avec la municipalité et pour le bénéfice de ses citoyens.»

Qui sérieusement voudrait d’un terrain voisin d’une carrière en activité pour des loisirs ?
Les seuls qui ont bénéficié des retombées de ce projet jusqu’à maintenant sont les avocats de la municipalité notamment Dunton-Rainville. Avec tous les problèmes que ce projet va nous apporter, il est fort possible que ce soit seulement eux les grands gagnants.



«Selon CQI, cette approche répond à la définition courante d'un projet de développement durable, tenant compte du meilleur équilibre possible dans les circonstances entre les aspects économiques, environnementaux et sociaux.»

Ce qui est durable c’est la nuisance des camions dans nos rues. La valeur des maisons et terrains autour et le long du tracé va chuter, les travailleurs locaux qui devront faire la file derrière les trains routier matin et soir vont se tanner et déménager.


Pour nous l’affaire commencera réellement à partir du moment où Ciment Québec rendra public son projet complet. «Avec en main un petit bout de papier appelé attestation de conformité avec les règlements municipaux émise par Saint-Calixte pour ce projet industriel en avril 2007» écrit en catimini à l’insu de la population, Ciment Québec prétend avoir toutes les autorisations municipales ici pour polluer, déranger et démolir nos rues.


Il nous faut une consultation publique pour informer la population de tous les projets, inconvénients et possibilités d’agrandissement des phases à venir du projet.

C’est à la population de se prononcer clairement sur le dossier.


La solution de ce problème ne se trouve pas dans une discussion avec des sourds.

Nos élus à tous les niveaux doivent agir vite dans cette affaire, leur élection ou réélection est en jeu.

Ciment Québec a fait beaucoup d’argent en rasant cette montagne, elle peut repartir maintenant les poches pleines sans causer plus de dommage à notre environnement.



Le Comité de Citoyennes et Citoyens de Saint-Calixte CCCSC

Pas de carrière dans ma cour


voir aussi :

http://pasdecarrieredansmacour.spaces.live.com/

http://www.lacbeaulac.qc.ca




Chez nos voisins


La question du net