Avec la municipalisation des loisirs, le maire René Vincent croit que la Municipalité sera en mesure de répondre plus adéquatement à tous les citoyens.
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Service des Loisirs : une municipalisation controversée
Saint-Thomas
L’ambiance est loin d’être à la fête au Service des Loisirs de Saint-Thomas, l’organisme qui effectue la gestion de ce service, depuis que le maire et ses conseillers ont annoncé la municipalisation des services des loisirs au mois de mai dernier. Si le maire trouve tout à fait normal que la Municipalité gère ces activités pour les citoyens, les administrateurs de l’organisme sont loin d’être du même avis.
Les six administrateurs ne sont pas du tout heureux de cette municipalisation, surtout qu’ils considèrent avoir été traités cavalièrement dans toute cette affaire. « Ils nous ont laissés démarrer la saison estivale avec la colonie, le soccer et la Saint-Jean et au mois de mai, le maire et les conseillers nous disent que le 30 juin, nous devons quitter nos locaux parce que c’est eux qui reprennent le contrôle. Disons que cela n’a pas été fait dans les règles de l’art », mentionnent les administrateurs. M. Vincent affirme au contraire que les administrateurs ont été rencontrés avant l’annonce publique, ce que nient les administrateurs.
Ils ne comprennent pas les motivations de la Municipalité, surtout qu’ils considèrent offrir aux citoyens de Saint-Thomas une bonne variété d’activités de loisir. « Il y a des équipes de soccer et de hockey. Nous offrons du karaté, du tennis, de la natation et bien d’autres. Que vont-ils faire de plus ? Nous trouvons cela dommage d’autant plus que nous avions beaucoup d’idées », mentionne M. Théroux.
M. Vincent affirme que le Service des loisirs ne faisait pas le travail. « La municipalité se développe et il y a beaucoup de jeunes familles. Quand elles appellent au Service des loisirs, il faut qu’elles soient capables de joindre quelqu’un et ce n’est pas le cas en ce moment. » Le maire affirme que le conseil et lui n’ont rien inventé et que Saint-Thomas était la seule municipalité de la MRC de Joliette à ne pas avoir municipalisé ses loisirs. « Cela va nous permettre d’aller chercher des subventions que cet organisme ne pouvait pas aller chercher. Ainsi, nous allons offrir davantage de services. »
Les administrateurs ne sont pas d’accord avec M. Vincent, car ils croient que les loisirs qui seront gérés par la Municipalité coûteront plus cher aux citoyens. « Nous fonctionnons grâce à des bénévoles. Nous avons aussi des contrats d’entretien à des coûts moindres que les salaires des employés municipaux. Au bout du compte, la gestion va coûter plus cher et ce sont les citoyens qui vont payer la note », mentionnent les administrateurs. M. Vincent a rétorqué que cette question ne l’inquiétait pas du tout et il est persuadé que les services ne coûteront pas un sou de plus, et cela, même si un technicien en loisirs sera embauché sous peu.
Les administrateurs se questionnent aussi sur la capacité de la Municipalité à gérer ce service. « La Municipalité n’a pas pris en charge la Saint-Jean ni le journal le Bénévole. Ce que nous avons eu à la place, ce sont des feuilles brochées. En plus, cet hiver, nous avons demandé de nouvelles bandes pour la patinoire et monsieur le maire nous a répondu que si on n’avait pas d’argent, nous n’aurions pas de patinoire. Nous avions aussi demandé de l’argent pour remplacer un poteau dangereux au terrain de balle et nous ne l’avons jamais eu », affirme M. Théroux
Les terrains de la discorde
Le problème pour la Municipalité, c’est que même si elle municipalisera le service des loisirs, la plupart des terrains, où se tiennent les activités, ne lui appartiennent pas. Ils sont la propriété du Service des Loisirs. La Municipalité souhaite que l’organisme lui remette les terrains, ce à quoi s’opposent les administrateurs. « Ce n’est pas à six personnes de décider de ce qui va advenir de terrains qui appartiennent à la collectivité. Nous voulons un référendum sur cette question. » Le problème, c’est que sans les subventions de la Municipalité, les terrains ne peuvent être entretenus. « Ils vont faire quoi s’ils n’ont pas d’argent ? Ils vont s’autofinancer ? Ce sont des terrains qui appartiennent aux citoyens et qui vont demeurer aux citoyens », souligne M. Vincent. Le maire souhaite parvenir à une entente avec les administrateurs, mais si ce n’est pas le cas, il n’exclut pas la possibilité de procéder à une expropriation.
du Service des Loisirs.