Prix du pétrole: Des défis, mais aussi des opportunités
Est-ce que la hausse fulgurante des prix du pétrole va nous permettre de relever les défis environnementaux et sociaux liés à notre dépendance au pétrole ? À lire les manchettes économiques, on serait bien tenté de le croire!
« Les transports collectifs victimes de leur succès »; en grande première nord américaine, Montréal mettra « 2400 vélos en libre-service à Montréal dès l’an prochain ». « Plusieurs experts croient que le prix des carburants a atteint un « point de bascule », les automobilistes ayant commencé à changer leurs habitudes. C’est ce qui expliquerait l’effondrement des ventes de VUS et la hausse marquée de la popularité des transports collectifs.’
Ce n’est pas tout : La distance annuelle moyenne parcourue au moyen de l’automobile individuelle aux USA a diminué de façon significative à la faveur d’un gallon d’essence à plus de 4$ le gallon. Le journaliste économique de Radio-Canada, Gérald Fillion, rapporte que certaines municipalités et entreprises envisagent même la semaine de quatre jours de façon à minimiser les sommes consacrées aux déplacements. Et Fillion d’ajouter : « Au Québec entre 75 et 80% de la population a un salaire qui varie entre 30-35 000$ par année. Moins de déplacements signifieraient un peu plus de … pain sur la table! »
Ce pourrait-il donc qu’on assiste, qu’on se dirige vers une transformation profonde et durable de nos habitudes de vie et vers une société plus économe et moins polluante? On ne peut que le souhaiter tout comme espérer que la transition cause le moins de désagrément voire de souffrance à la population!
Cependant il y a sûrement lieu d’être prudent. Le « signal de prix » peut s’avérer volatil et des experts prévoient le recul du prix du baril de pétrole au niveau des 80-85 $ U.S.! Remarquez que ce sont les mêmes experts qui disaient, au début des années 2000, que le prix maximum du baril de pétrole allait être de 30 $ U.S.
Il faut rappeler enfin que les objectifs consensuels de réduction de carbone sont, disons, assez exigeants : l’Allemagne compte réduire ses émissions de 40% à l’horizon 2020 et le Japon a officiellement annoncé hier des objectifs de -60-80% d’ici 2050!
Steven Guilbault
Natalie Gagné
Commentaire mis en ligne le 22 juillet 2008Concernant les opportunités j'ai comme bien des gens entendu parler que c'est possible d'utiliser de l'huile a patate frites dans les voitures diesel transformées a cet effet.
Par curiosité j'ai posé des questions sur le sujet a un garagiste de ma region (St-Anselme) et il m'a stupéfait quand il m'as dit qu'il n'y a plus personne qui veut donner ou vendre de l'Huile a patate frite car le gouvernement aurait légiféré pour obliger les commerces qui achetent des
huiles alimentaires et toute forme d'huile autre a retourner
a des centres de recyclage specialisés le même volume d'huile qu'ils ont acheté sous peine de sanctions(???)
3 jeunes de ma région avait débuté un projet comme cela et on du arrêter après avoir investis dans des machines faute de pouvoir se procurer cette fameuse huile qui est désormais reglementé semble t'il ....que savez vous sur ce sujet es-ce que ce sont des légendes urbaines ou si c'est fondé comme information ???