Bonne St-Jean M. Lévesque
Un chroniqueur de La Presse, Yves Boisvert, questionnait récemment ses lecteurs à savoir quelle est la dernière fois où ils ont eu des frissons en écoutant un discours politique. De vrais frissons. Il faisait dans son cas référence à Barack Obama et racontait qu’une jeune femme de 20 ans lui avait confié que le seul politicien, en dehors d’Obama, qui l’emplit de cette émotion, c'est René Lévesque dans les documentaires.
Je dois dire que je me suis totalement identifiée à l’affirmation de cette étudiante. J’adore les documentaires relatant cette époque politique québécoise où le bouillonnement des idées et des convictions était palpable. Tellement qu’il crève encore l’écran, des décennies plus tard. Des idées, des convictions mais surtout de la modestie, de la simplicité et du charisme à revendre, qui émanaient du chef du Parti québécois, René Lévesque.
Est-ce que les jeunes qui vouent aujourd’hui un « culte » à cet homme politique n’ont en tête que le mythe qu’il représente ? Est-ce l’idéalisation d’une étape charnière du Québec ? Je ne crois pas. Sinon, cette pensée ne serait pas aussi répandue.
Je ne crois pas non plus qu’un tel emballement de la jeunesse envers ce chef disparu soit seulement anecdotique et le signe d’une nostalgie empreinte de naïveté. Avec la fête du Québec qui approche et la fête du Canada qui la suit de près, je mets les politiciens au défi de nous ébranler à travers leurs discours. Vous souvenez-vous d’une bribe de discours de l’an passé ? En espérant que la réponse soit différente dans un an.