Pauline Marois s’est déplacée spécialement pour consacrer la candidature de Véronique Hivon à l’investiture du PQ Joliette.
Photo Julie Roy
Pauline Marois compte sur Véronique Hivon
La chef souhaite le retour de Joliette dans le giron du PQ
C’est sans surprise que Véronique Hivon a été officiellement élue, le 2 juin dernier, candidate péquiste pour la circonscription de Joliette pour les prochaines élections provinciales. C’est donc chaleureusement applaudie par 170 partisans, dont la chef du Parti, Pauline Marois, que Mme Hivon a souligné qu’elle acceptait ce mandat. « Je reviens chez nous. C'est ici que je suis née, c'est la terre de mes parents et de mes grands-parents, celle de mes racines et surtout, je l'espère profondément, de mon avenir. »
Avocate de formation, Véronique Hivon détient une maîtrise en analyse et planification de politiques sociales de la London School of Economics and Political Science de Londres. À la suite de sa maîtrise, elle a œuvré à titre d’attachée politique dans les cabinets politiques des ministres Serge Ménard et Linda Goupil. Actuellement, cette native de Joliette travaille à Québec, au ministère de la Justice, pour le dossier de l’accessibilité à la justice. Lors de son allocution, elle a expliqué pourquoi elle avait décidé de se présenter. « J'ai décidé de m'engager en politique active pour les raisons les plus simples du monde, je veux changer les choses et je veux me consacrer à la réalisation de la souveraineté du Québec. C'est aussi parce que je suis une sociale-démocrate et que je souhaite contribuer à ce que le Québec demeure l'exemple de progrès social que les années au pouvoir du Parti québécois lui ont permis de devenir », a souligné Mme Hivon.
Mme Marois, a profité de l’investiture de Véronique Hivon, pour souligner qu’elle souhaitait que Joliette revienne dans le giron du PQ. Même si elle a souligné que Mme Hivon aurait de bien grands souliers à chausser après ceux de Guy Chevrette et de Jonathan Valois, elle a quand même souligné son engagement, son respect pour l’équité et de la justice sociale. Mme Marois a rappelé l’expérience électorale de Mme Hivon dans la circonscription de Jean-Talon où elle a affronté, dans une lutte serrée, Philippe Couillard.
Lors de son discours Mme Marois est aussi allée de quelques charges contre l’actuel gouvernement en place. Elle a abordé la question du français, de l’environnement et des places en garderie. « Nous avons une société d’État spécialisée en hydro-électricité. Comment se fait-il que l’on se traîne les pieds au sujet de la voiture électrique ? Oui, à Montréal il y a un problème avec le niveau du français et contrairement à ce que M. Charest affirme, ce n’est pas 15 000, mais 30 000 places en garderie qui manquent. » D’ailleurs, concernant l’augmentation fulgurante du prix de l’essence, Mme Marois a souligné que la solution passait par le développement du transport en commun.
En plus de Mme Marois, François Legault, député de Rousseau, était également présent. Il a fait valoir qu’il se sentait un peu seul de son camp et qu’il avait hâte d’avoir Mme Hivon à ses côtés. M. Legault a aussi émis plusieurs commentaires au sujet de Jean Charest le qualifiant même de statue de cire. « Charest est une statue de cire. Le Québec aime mieux cela parce pendant ce temps-là il ne fait pas de gaffe. Mais la cire va fondre avec une candidate comme Véronique Hivon. Le Québec doit cesser de tourner en rond. »
Marielise Tremblay
Commentaire mis en ligne le 5 juin 2008Le site du Directeur général des élections du Québec nous apprend que dans la circonscription de Jean-Talon, la lutte n'a pas été serrée du tout. En effet, le candidat du Parti libéral, Philippe Couillard, a facilement remporté le vote avec 41,96 % des voix et une confortable majorité de près de 4000 votes!
A beau mentir qui vient de loin!