Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
L'Action
Concours Classique Golf
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

De l’autre côté de l’arc-en-ciel

Élise Brouillette par Élise Brouillette
Voir tous les articles de Élise Brouillette
Article mis en ligne le 2 juin 2008 à 8:44
Soyez le premier à commenter cet article
De l’autre côté de l’arc-en-ciel
Il y a un peu plus de deux semaines, toutes les infimes parcelles d’enfance qui pouvaient encore être enfouies au fond de moi m’ont soudainement et définitivement quittée. Je suis devenue une adulte, étrangement loin d’un cœur et d’une naïveté juvéniles. Le 16 mai, alors que je croyais le chemin achevé, j’ai franchi le dernier mille qui me restait avant de perdre tout ce qui pouvait me rester de l’innocence enfantine.

Je me croyais « grande » et de plus en plus « vieille ». Je me sentais prête à affronter la vie et ses dures réalités. J’imaginais parfois même en avoir déjà eu pour mon lot. Et le 16 mai dernier, j’ai compris qu’alors que je me croyais adulte, il n’en était tellement rien. Que je m’étais totalement méprise sur ce qui fait de l’enfant un Homme, qu’au fond, la seule chose qui porte en elle ce pouvoir, c’est la mort. Seule la mort a la capacité de rendre grisâtres les couleurs du bel arc-en-ciel de notre jeunesse et de nous soumettre à une choquante prise de conscience de ce qu’est la « vraie » vie.

Et, si j’avais souvent « entendu parler » de la mort, je ne l’avais jamais rencontrée en face. Je l’avais côtoyée de très près, mais je ne m’y étais jamais cognée.

À quelques reprises, bien entendu, la grande faucheuse m’a frôlée en emportant, parfois tragiquement, avec elle des gens que j’aime. Il y a de ça à peine quelques instants, elle s’est toutefois pointée devant moi, pour me regarder droit dans les yeux et repartir avec l’un des hommes de mon existence alors que j’étais à ses côtés à désespérément tenter de le rattacher à la vie.

Adieu grand-papa, je te l’avais dit que je resterais jusqu’à la fin.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net