Louise Major, mairesse de Rawdon, assure que les camions «ne passeront pas».
- Photo Geneviève Blais
Les camions de Ciment Québec ne pourront pas passer à Rawdon
Le conseil municipal peaufine son règlement
La levée de boucliers contre le projet de carrière de Ciment Québec sur le territoire de Saint-Calixte s’est transportée à Rawdon, mardi. Le conseil municipal a peaufiné son règlement visant à interdire l’établissement de chemins d’accès à caractère industriel, afin d’empêcher une éventuelle circulation de camions lourds dans le secteur du lac Huard.
«Nous avions constaté une faiblesse dans notre règlement 13-2005 en ce qui concerne des demandes pour la mise en place de voies carrossables privées de plus de 50 mètres. La faille est maintenant bouchée», a soutenu la mairesse de Rawdon, Louise Major.
Depuis 2005, le promoteur d’un projet, comme celui de la carrière, doit obtenir l’aval de la municipalité pour mettre en place des voies d’accès à caractère industriel sur le territoire de Rawdon.
Maintenant, une entente est aussi requise pour la délivrance d’un permis de construction, de lotissement ou d’un certificat d’autorisation pour la mise en place de voies carrossables privées de plus de 50 mètres.
«Dès qu’un projet a un impact sur le développement d’un secteur, comme celui du lac Huard, les gens qui demandent un permis sont obligés de négocier», a précisé le directeur général de Rawdon, Jean Lacroix.
En ce qui concerne le projet de carrière de Saint-Calixte, la municipalité a déjà fait parvenir une lettre au ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP). Elle y mentionne qu’un accord concernant ce dossier est «difficilement envisageable étant donné que plusieurs critères du règlement ne pourraient être respectés par les promoteurs d’un tel projet».
Lors de la séance du conseil municipal, une citoyenne, Alina Sandrzyk, a demandé davantage de précision concernant la position de la municipalité vis-à-vis le projet de carrière.
«Nous ne voulons pas d’un tel projet pour Rawdon. On vous donne la garantie que cela ne passera pas», a fait valoir Louise Major.
Elle a précisé que le projet de Ciment Québec ne franchirait pas les premières étapes de l’étude visant à évaluer la qualité du projet et ses impacts.
Le conseil municipal estime avoir fait sa part pour empêcher les camions de Ciment Québec de passer dans ses rues. Maintenant, elle croit qu’il reste du travail à faire de la part de la municipalité de Saint-Calixte pour trouver des éléments qui ne seraient pas conformes à leur réglementation. Rawdon est d’ailleurs prête lui donner un coup de main dans ce dossier.
L’impact du projet de carrière sur l’environnement, la qualité de vie et la sécurité sont des éléments qui inquiètent les citoyens. Ces derniers ont fait valoir leur point de vue lors de la séance du conseil municipal. Certains d’entre eux ont clairement mentionné qu’ils ne croient pas en la bonne volonté du gouvernement dans la conclusion de ce dossier.