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Des boîtes de péage intelligentes dans nos autobus

Un investissement de 3 millions de dollars

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 8 mai 2008 à 9:58
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Des boîtes de péage intelligentes dans nos autobus
Ce nouvel appareil, qui porte le nom de Système intégré de gestion en transport intelligent pour autobus (SIGTIA), est conçu entièrement au Québec. Il a donc été fabriqué pour résister à notre climat. Il devrait être installé dans les plus brefs délais dans tous les autobus de la région. Sur la photo : Hermel Labrie, des autobus Gaudreault ; Cyril Robitaille, président d’ITSMAX, concepteur de ce nouvel appareil et André Hénault, président du CRTL. - Photo Julie Roy
Des boîtes de péage intelligentes dans nos autobus
Un investissement de 3 millions de dollars
Les vieilles boîtes de perception des autobus et des autocars de toute la région seront bientôt chose du passé. Elles seront remplacées par des boîtes de péage multifonctionnelles autant sur les circuits locaux qu’intermunicipaux. Le but de ce changement vise à diminuer l’intervention des conducteurs, mais aspire aussi à améliorer la sécurité et les services aux usagers.
Grâce à ces nouveaux appareils, les usagers pourront payer en argent, mais aussi par carte de crédit et par carte à puce. Fini les billets papier. Ceux-ci seront remplacés par des titres électroniques. Pour ceux qui auraient cependant une réserve de ces fameux billets papier dans leur tiroir, André Hénault, président du Conseil régional de transport de Lanaudière (CRTL), mentionne qu’il y aura une période de transition entre les deux systèmes. Par ailleurs, ceux qui auparavant ne prenaient pas l’autobus, faute de petite monnaie, n’auront plus cette excuse. En effet, il sera possible de remettre de la monnaie, mais les modalités sont encore à déterminer. « Avant, si tu n’avais qu’un 20 $, ce n’était pas très tentant de prendre l’autobus. Maintenant, en remettant la monnaie, cela encourage les clients à revenir », mentionne Cyril Robitaille, président d’ITSMAX, concepteur de ce nouvel appareil.

En plus de permettre aux usagers de payer leur passage, selon plusieurs modes de paiement, exception faite de la carte de débit pour des raisons de sécurité évidente, ces boîtes intelligentes ont aussi une multitude d’autres fonctions. Elles donnent la possibilité de contrôler la température intérieure des véhicules, elles calculent tous les passagers qui entrent et qui sortent des véhicules, évitant ainsi que certains petits rusés utilisent le transport sans payer. « Les conducteurs ne deviendront pas des policiers, mais cela permet de cibler les endroits qui peuvent être problématiques et d’agir en conséquence en mettant, par exemple, un inspecteur. Cela enlève aussi une partie de l’obstination que les chauffeurs peuvent avoir avec les clients », mentionne M. Robitaille. M. Hénault ajoute que cela donnera enfin une indication réelle des problèmes dans le transport en commun. « Nous allons pouvoir fonctionner avec des faits. »

Ces boîtes sont aussi munies d’un système géolocalisation (GPS), permettant de voir à chaque instant où se trouvent les véhicules. Le GPS donnera ainsi des informations précieuses aux conducteurs, comme le respect de leur horaire et les cartes géographiques. « On va pouvoir savoir où sont les autobus et déterminer s’il y a un problème. Cela indique aussi aux chauffeurs s’ils sont en avance ou en retard sur leur horaire. » M. Hénault se défend bien de vouloir contrôler davantage les chauffeurs, au contraire. « On ne veut pas faire l’inquisition avec les chauffeurs, car nous allons aussi utiliser le GBS (gros bon sens). On ne va pas interdire aux chauffeurs de faire un arrêt pour faire descendre une personne âgée dans un arrêt qui n’est pas considéré. » Les chauffeurs auront également à leur disposition un bouton panique dans le cas d’une agression ou de grabuge dans l’autobus. « La police va être tenue au courant de la position du véhicule et va pouvoir intervenir », mentionne M. Robitaille.



Dans la région, le CRTL a fait l’acquisition de 109 boîtes pour un coût avoisinant les 3 millions de dollars, chaque boîte valant environ 30 000 $. Près de 85 % de ce montant sera payé par la Société de financement des infrastructures locales (SOFIL), un organisme gouvernemental. Le solde, assure M. Hénault, sera assumé grâce aux économies qui seront réalisées. « Nous allons réduire nos dépenses, car nous n’aurons plus de papiers ni de rapports à gérer. Ce sont des économies au plan administratif. Cela va aussi augmenter le nombre d’usagers et éviter les fraudes. Il y aura aussi un impact positif sur nos contrats avec les transporteurs. »

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