Compte tenu de la mauvaise récolte de cette année, les consommateurs devront sans aucun doute payer plus cher leur sirop d’érable.
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Mauvaise année pour le sirop dans Lanaudière
Les années se suivent, mais ne se ressemblent pas dans le monde acéricole lanaudois. En effet, contrairement à l’année dernière, où les producteurs lanaudois avaient connu une bonne saison, la saison 2008 sera à oublier pour la plupart d’entre eux.
« Cette année, nous sommes parmi les pires régions », mentionne Rolland Urbain, président du Syndicat acéricole de Lanaudière. C’est le printemps tardif et l’arrivée très rapide de la chaleur qui seraient responsables de cette mauvaise récolte. Résultat : au lieu de cinq à six semaines, la saison a duré au plus trois semaines. « On est passé de l’hiver à l’été d’un seul coup, donc les érables n’ont pas coulé. »
M. Urbain mentionne que cette année, il a récolté 50 % moins d’eau d’érable que la normale et il serait parmi les plus favorisés de la région. Avec une saison aussi ordinaire, ici, mais aussi dans l’ensemble du Québec, M. Urbain est persuadé qu’il va manquer de sirop. D’ailleurs, il croit que d’ici un mois les prix vont grimper en flèche dans les épiceries. « Les consommateurs vont devoir payer huit ou neuf dollars pour une canne de sirop. »
Les producteurs sont donc loin d’avoir rempli leur quota, qui avait été augmenté à la suite de l’épuisement des réserves. « La réserve n’est plus là. » D’ailleurs, M. Urbain s’inquiète des prochains quotas qui seront établis. « Les quotas sont établis en fonction des deux meilleures saisons sur une période de cinq ans. Pour cette saison, c’est sûr qu’on vient de perdre une année de référence. »
Si la quantité n’y est pas, il semblerait que cela n’ait pas affecté le goût. En effet, au dire de M. Urbain, le sirop serait excellent.
Si la rareté du précieux liquide doré fait monter les prix, M. Urbain souligne que les producteurs n’ont pas de quoi se réjouir pour autant. « Financièrement, ça donne un coup de main, mais on se plante d’un autre côté si nous ne sommes pas capables de fournir le marché que nous avons créé. »