François Charbonneau (Photo Jean Chevrette)
Charbonneau à la défense des commissions scolaires
À la Chambre de commerce
«L'Éducation est trop importante pour que ses responsabilités soient diluées. Elle mérite son propre gouvernement. Certains prétendent qu'abolir les commissions scolaires permettrait de sauver 400 millions de dollars en frais de gestion. C'est utopique de penser que les autres solutions coûteraient moins cher. On ne nous remplacera certainement pas par des bénévoles.»
C'est ce qu'a fait valoir cette semaine le président de la commission scolaire des Samares, François Charbonneau, alors qu'il était invité à prendre la parole devant les membres de la Chambre de commerce du Grand Joliette.
Le Lanaudois réagissait aux positions de l'Action Démocratique du Québec en se demandant si ces critiques ressemblaient plutôt à une vendetta.
«Je suis le premier persuadé qu'il faut dénoncer les abus. Comment peut-on conclure, quand un commissaire a trop dépensé, qu'il faut abolir le système ? Est-ce qu'on demande d'abolir le système municipal quand c'est un conseiller qui est en faute ?»
Du système actuel, François Charbonneau a reconnu qu'une seule lacune : le trop faible taux de participation aux élections. «Huit pour cent, c'est bien peu. Le taux de participation au fédéral et au provincial; est aussi en baisse. Si seulement nous avions, nous aussi, un vrai pouvoir de taxation, la possibilité de s'organiser en partis politiques, le taux de participation grimperait rapidement à 30 %.»
Le conférencier a ensuite esquissé le portrait des Samares, une commission scolaire qui s'étire sur 130 kilomètres d'est en ouest et de 100 km du nord au sud. Les Samares, c'est un budget annuel de 200 millions de dollars, plus de 5 000 employés à temps plein ou partiel, des dépenses de 20 millions de dollars strictement dans le Grand Joliette.
La facture pour le transport scolaire représente plus de 22 $M. Pas moins de 150 jeunes sont acheminés hors région pour recevoir les cours appropriés. «Pour un étudiant, les frais sont de 50 000 $», a confié François Charbonneau.
Le Lanaudois a indiqué que la commission scolaire abordera les prochaines années avec moins d'élèves et moins de subventions de Québec. De 24 000 élèves, le nombre devrait baisser à 21 000 pour recommencer à remonter lentement à compter de 2012.
La commission scolaire, a-t-il martelé, est un incontournable dans le développement économique de la région. À ce chapitre, il a mis en relief le rôle majeur du Centre multiservice des Samares.
Le respect, a conclu le vétéran de plus de 30 ans dans le domaine de l'Éducation, ça se gagne dans l'action. «Notre commission scolaire est un leader provincial au chapitre de l'économie d'énergie. Nous avons aussi été le maître d'oeuvre dans le développement du réseau de fibre optique. Nous cherchons maintenant des partenaires afin qu'un soccer intérieur puisse être réalisé dans Lanaudière Nord.»
Sabrina Perreault
Commentaire mis en ligne le 6 mai 2008Je crois que le problème majeur des commissions scolaires est qu’elles sont méconnues du public. En général, les propriétaires savent qu’ils paient une taxe qui donne une partie des revenues aux CS mais autrement, qu’elle est son rôle? Quel est son pouvoir décisionnel?
Nous entendons aisément ce qui se passe au gouvernement et même au niveau municipal mais entendons-nous des nouvelles des actions des CS? Je me souviens que lorsque j’étais étudiante, mon école faisait partie de la Commission Scolaire des Samares mais qu’est-ce que cela signifiait exactement?
J’imagine donc que les Commissions Scolaires jouent un rôle bureaucratique et possiblement de supervision et de gestion. Ils dirigent le système scolaire d’une région donnée à l’intérieur des lignes directrices imposées par le gouvernement provincial tout en s’assurant que la population ait accès à l’éducation.
Ai-je tord, ai-je raison? Je l’ignore. Lors des dernières élections, je me suis demandé qu’elle était la différence entre un et l’autre…l’information sur les idées des candidats n’était que bien peut diffusée.
Je ne crois toutefois pas que l’abolition des Commissions Scolaires soit la solution, ça ne sera qu’une centralisation des pouvoirs, une fois de plus. Un autre secteur où le citoyen n’aura mot qu’une fois par 4 ans, lors de l’élection provinciale.
M. Charbonneau, il vous faut nous éduquer.
Faites connaître le rôle et les agissements de la Commission Scolaire des Samares. Qu’on connaisse vos bons, et vos mauvais coups. Ne souhaitez pas l’instauration de « parti politique » car la vrai démocratie, est lorsqu’on élie au pouvoir des gens de façon individuelle, pour leurs idées et leurs implications, et non des équipes comme nous le faisons présentement au niveau municipal, ou provincial alors qu’une large portion de l’opposition ne fait pas sa job de représentation de l’opinion du peuple, mais bien de leurs propres intérêts.
Ne faites pas des commissions scolaires un cirque, mais bien un organisme fonctionnel, représentatif, que la population connait et à qui elle n’accorde pas une confiance aveugle. De cette façon, nous serons plus enclins à placer notre vote car nous connaitrons votre importance et votre rôle au sein de la communauté.
L’éducation ne concerne pas seulement les étudiants et les parents de ceux-ci, mais l’ensemble de la population. Malheureusement, on ne nous a pas appris, à l’école, quel est votre rôle en tant que Commission Scolaire.