Le projet de loi C-454, déposé par le député Roger Gaudet, a reçu l’appui unanime de la Chambre des communes.
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La Chambre des communes appuie unanimement Roger Gaudet
Pour son projet de loi sur la hausse du prix de l’essence
Le projet de loi C-454, déposé par le député Roger Gaudet, qui vise à contrer la hausse du prix de l’essence vient de franchir, avec l’appui unanime de la Chambre des communes, l’étape de la deuxième lecture. Le projet de loi est maintenant entre les mains du Comité de l’Industrie.
« Il est impératif que le gouvernement donne du mordant à la Loi sur la concurrence afin de mieux combattre la hausse exorbitante des prix de l’essence que la population doit essuyer chaque fois qu’elle fait le plein. Il faut pour cela que le gouvernement donne plus de pouvoir au Bureau de la concurrence, afin que ce dernier puisse mener une véritable enquête, notamment sur le secteur du raffinage », a affirmé le député du Bloc québécois de Montcalm, Roger Gaudet.
Le député a vivement critiqué l’impuissance dans laquelle se retrouve le Bureau de la concurrence à l’heure actuelle. « Le Bureau de la concurrence n’a pas la possibilité de lancer une enquête de son propre chef. Lorsqu’il mène une étude, son mandat ne consiste pas à discipliner l’industrie, mais simplement à expliquer son fonctionnement général. De plus, il n’est pas en mesure de forcer la divulgation de documents et ne dispose donc pas des outils pour éviter que les prix soient gonflés artificiellement. Bref, le Bureau de la concurrence a les mains liées et n’est pas du tout en mesure de se battre contre les pétrolières qui n’ont aucun scrupule à dépouiller les consommateurs. Quand un tout petit nombre d’entreprises contrôle presque entièrement un marché aussi important que celui de l’essence, il faut être d’autant plus vigilant », a poursuivi Roger Gaudet.
« Le projet de loi C-454 doit cheminer rapidement en comité, et ce, sans entrave si l’on veut qu’il soit en vigueur avant les vacances d’été, période pendant laquelle le prix de l’essence a mystérieusement coutume d’exploser », a conclu Roger Gaudet.