Sylvain Bélanger et Sébastien Fournier ne s'en font pas outre mesure avec la crue des eaux à Saint-Barthélemy. Photo Pierre Bellemare
Les pieds dans l'eau à Saint-Barthélemy et Saint-Ignace-de-Loyola
Plusieurs résidences isolées
La crue des eaux amorce son impact dans la MRC de d'Autray. Une soixantaine de personnes à Saint-Barthélemy et une trentaine à Saint-Ignace-de-Loyola doivent prendre des précautions pour continuer à vivre dans leurs demeures touchées par la montée de l'eau.
À Mandeville, mercredi, en raison de la hausse importante du niveau du lac Maskinongé, un couple a demandé d'être hébergé; le temps que la situation permette un retour à leur domicile. Ils ont été pris en charge par la Croix-Rouge. Comme leurs voisins, ils avaient été informés des mesures à prendre en cas de crue des eaux.
Pas d'inquiétude
Vivant pour la plupart depuis plusieurs années dans la partie ouest du rang du Fleuve à Saint-Barthélemy et à l'extrémité est du rang Saint-Pierre (partie privée de cette route) à Saint-Ignace-de-Loyola, les personnes touchées ne s'en font pas outre mesure.
«C'est la joie de rester sur le bord de l'eau», a expliqué un homme habitant dans ce dernier secteur. Lui et son voisin ne peuvent se rendre à leurs maisons qu'en utilisant à basse vitesse un véhicule tout-terrain. La chaussée est recouverte d'environ deux pieds d'eau. En d'autres endroits, c'est moindre.
Une douzaine d'autres résidences sont touchées par le débordement du fleuve Saint-Laurent.
D'autres citoyens doivent effectuer un détour pour retourner chez eux puisque le rang Saint-Isidore est inondé en deux endroits par le débordement de la rivière des Époufettes. L'eau empêche la circulation depuis le jeudi 17 avril.
À Saint-Barthélemy, Sylvain Bélanger vit comme en camping depuis près de deux semaines avec sa conjointe Sylvie Desjardins et le fils de celle-ci, Sébastien Fournier. Arrivant de Saint-Gabriel-de-Brandon, le trio habite la résidence du rang du Fleuve depuis près de six mois.
M. Bélanger explique qu'il doit couper l'alimentation électrique dans le sous-sol pour continuer à vivre chez lui.
Il se déplace en canot. L'eau sur la chaussée l'empêche de circuler avec son automobile.
Il est conscient que c'est quelque chose qu'il va vivre à chaque année.
À Mandeville, l'état d'urgence a été décrété par la mairesse Francine Bergeron. Ce qui lui permet d'agir sans tarder en cas critique.
Dans les autres localités, la surveillance se continue afin de pouvoir passer rapidement à l'action si cela s'avère nécessaire.