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Quand le bénévolat devient une raison d’être

Élise Brouillette par Élise Brouillette
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Article mis en ligne le 23 avril 2008 à 14:39
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Quand le bénévolat devient une raison d’être
Marcel Chaput, Florence Pellerin, Serge Daigneault, Robert Faucher et Lyne Sauriol. Photo : Élise Brouillette
Quand le bénévolat devient une raison d’être
Rencontrés dans les locaux du Regroupement bénévole de Montcalm par le Journal à la veille de la Semaine de l’action bénévole, Marcel Chaput, Serge Daigneault, Robert Faucher et Florence Pellerin qui se dévouent, depuis maintes années, pour leur communauté ont tous indiqué que le bénévolat leur a appris quelque chose jusqu’à parfois, même, devenir leur raison d’être.
Marcel Chaput a commencé à faire du bénévolat en 1988. « Je me suis dit que j’essaierais 15 jours et ça fait 20 ans », déclare-t-il. Robert Faucher, de son côté, a pris sa retraite en 2002. « Au départ, je voulais passer une année à ne rien faire, ça a duré quatre mois…» Le bénévole dit avoir découvert, par l’Âge d’or, que des personnes âgées étaient littéralement paralysées chez elles. « J’ai voulu faire quelque chose pour que peu importe leur handicap, ces personnes puissent sortir. »

Florence Pellerin, qui précise que le bénévolat lui a permis de développer une grande empathie, note que l’action bénévole est une manière de prendre le pouls de la société et de se rendre compte que la solitude est bien là. Mme Pellerin a pris sa retraite de l’enseignement en 1991 et a commencé à faire du bénévolat au cours de la même année. « Je pensais que je savais tout, mais j’ai appris beaucoup. »

« Le bénévolat m’a permis de développer une écoute, une patience et une ouverture parce que j’ai toujours travaillé seul », déclare Robert Faucher. Pour Marcel Chaput également, c’est d’être à l’écoute des gens que lui a enseigné le bénévolat. Serge Daigneault et Florence Pellerin expriment que le bénévolat peut conférer un but à une existence. « J’ai arrêté de travailler à cause d’une dégénérescence physique. Il fallait que je fasse quelque chose, le bénévolat, c’est devenu ma raison d’être », souligne M. Daigneault.

Serge Daigneault fait du bénévolat depuis les années 80. Il a œuvré auprès des petits frères des Pauvres, d’un camp pour les personnes âgées et, avec sa conjointe, il s’est fait famille d’accueil. Lorsqu’il est arrivé dans la région, il est allé vers le transport accompagnement pour les personnes âgées. « Les personnes âgées ont du vécu et elles vivent parfois malheureusement de la solitude et de la tristesse. »

Les quatre bénévoles déclarent tous qu’ils ne comptabilisent jamais le temps qu’ils donnent aux autres. « Ça découragerait ceux qui ne peuvent venir que quelques fois », souligne Florence Pellerin et Robert Faucher d’ajouter, « le bénévole qui compte son temps ne restera pas longtemps ». La directrice générale du Regroupement bénévole de Montcalm, Lyne Sauriol, ajoute aussi que l’organisme n’endosse pas cette philosophie. « On n’a pas à juger de la valeur du temps que les gens donnent. »

Tous s’entendent sur le fait que les personnes en perte d’autonomie ont besoin d’être écoutées. « Elles nous racontent leurs histoires du passé. Il n’y a pas un cas pareil », affirme Marcel Chaput. Robert Faucher explique, quant à lui, avoir été frappé par le fait que les usagers ont toujours peur de déranger. « Ils ont une confiance en nous qui est parfois inquiétante », spécifie Serge Daigneault. Le lien de confiance semble en effet s’établir rapidement entre les bénévoles et les usagers et peut aller jusqu’à un accompagnement dans le bureau du médecin ou une procuration dans une institution bancaire. Lyne Sauriol précise ici que le Regroupement possède une politique de traitement des plaintes et effectue du filtrage de bénévoles pour le transport bénévole.

« C’est un service essentiel », conclut Florence Pellerin en faisant référence au transport bénévole, « surtout avec les priorités du gouvernement de laisser les gens à leur domicile le plus longtemps possible ».

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