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Des sacs qui valent leur pesant d’or

Sac hygiénique à 1 $ au CSSSNL

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 22 avril 2008 à 8:45
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Des sacs qui valent leur pesant d’or
Jean Paul Pelletier se demande si la pertinence de ces sacs a été évaluée à la suite de la pandémie de gastroentérite et de C. difficile. Photo Julie Roy
Des sacs qui valent leur pesant d’or
Sac hygiénique à 1 $ au CSSSNL
En bon consommateur, est-ce vous paieriez un dollar pour un sac hygiénique dans le but d’éviter la propagation de maladies ? C’est le choix qu’a fait la direction du Centre de santé et des services sociaux du Nord de Lanaudière (CSSSNL).
Au cours de l’épidémie de C. difficile et de gastroentérite, qui s’est déroulée à l’automne 2006, l’équipe de prévention des infections a décidé d’avoir recours à des sacs pour contenir les selles et les urines des patients à risque. La pandémie est terminée, mais les sacs sont encore utilisés, ce que questionne le Syndicat des travailleurs et des travailleuses du CSSSNL (STTCSSSNL). « Le personnel que nous avons rencontré est partagé sur la question. On se demande si on a étudié sérieusement cette pratique », mentionne Jean Paul Pelletier, du STTCSSSNL.

Andrée Desmarais, conseillère clinique pour la gestion sécuritaire de l’environnement et des soins au CSSSNL, mentionne que ces sacs sont utilisés uniquement lorsqu’on soupçonne un patient d’être infecté ou d’avoir développé une maladie nosocomiale, comme la C. difficile. « Nous faisons un usage très serré de ces sacs. Ce ne sont pas tous les patients qui sont concernés. Dans le but d’éviter de promener la chaise d’aisance sur une longue distance, ce qui peut occasionner des déversements, il se peut qu’un sac soit employé lorsqu’une toilette est très éloignée. Nous voulons protéger l’usager d’une possible contamination », mentionne Mme Desmarais.

Selon les chiffres qu’a obtenus le Syndicat, l’achat de ces sacs aurait représenté une dépense de près de 15 000 $. « On devrait ajouter une ressource à mi-temps pour désinfecter les chaises d’aisance. Il me semble que ce serait plus respectueux de l’environnement tout en restant économique », argue M. Pelletier. Il ajoute que le fait que ces sacs soient envoyés au compacteur à déchets augmente le risque de contamination pour les employés de l’entretien.

Mme Desmarais considère que cette dépense est raisonnable, compte tenu des coûts que représente une pandémie de gastroentérite ou de C. difficile. Concernant l’environnement, elle confirme que les sacs sont envoyés au dépotoir, mais elle affirme que les sacs sont biodégradables en sept ans. De plus, la substance qui se trouve dans les sacs tuerait les bactéries responsables des maladies nosocomiales, ce qui rendrait le risque pratiquement nul pour les employés de l’entretien. « C’est un peu le même principe que les litières agglomérantes. La substance crée un gel qui fige la substance. »

Mme Desmarais mentionne que l’utilisation de cet outil, pour éviter la contamination, n’élimine pas le nettoyage des chaises d’aisance. Au contraire, il n’est qu’une façon supplémentaire d’éviter le risque de contamination. « Les principaux éléments de contamination sont les liquides humains, dont les selles et l’urine. »

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