Les citoyens étaient nombreux à avoir des questions concernant le dossier de la carrière.
- Photo Geneviève Blais
Pas de carrière dans ma cour
À Saint-Calixte
Les élus et les citoyens de Saint-Calixte ne veulent pas de carrière dans leur municipalité. Ils ont clairement exposé leur position lors de la dernière séance du conseil municipal.
L’impact du projet sur l’environnement, sur le paysage, sur la valeur des maisons, sur la tranquillité et sur les infrastructures routières sont des éléments qui inquiètent sérieusement les Calixtiens.
«Je ne serais jamais venu acheter un paradis ici, pour ensuite le voir se faire détruire de cette façon-là», a soutenu un résidant du rang 8.
«Si ça passe, nous allons avoir une guerre ici», a renchéri Richard Rodrigue.
La clé du problème est que le projet de Ciment Québec rencontre les normes de zonage de la municipalité. Peu de recours peuvent donc être mis de l’avant afin de le freiner, si on en croit le maire, Martin Saint-Pierre.
«Je ne suis pas d’accord avec l’implantation d’une carrière ici, mais, malheureusement nos résolutions le permettent. Le sort de ce dossier est dans les mains de la ministre. Elle seule peut empêcher sa réalisation», a-t-il expliqué.
Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs (MDDEP) n’a pas encore donné le feu vert au projet. Aucun certificat d’autorisation n’est censé être émis avant le 28 avril, alors que tous les intervenants concernés dans ce dossier se réuniront autour d’une même table.
Trois options possibles
Ne souhaitant pas la réalisation de la carrière sur son territoire, la municipalité dispose de trois options. Elle peut acheter les 3 000 acres de terrain avant Ciment Québec, prouver que ses infrastructures routières ne peuvent pas supporter le poids des camions lourds ou négocier avec l’entreprise.
La première option coûterait plusieurs millions de dollars à la municipalité. Le maire n’a toutefois pas fermé la porte à cette solution. «C’est une possibilité que les membres du conseil municipal devront analyser», a indiqué M. Saint-Pierre.
En ce qui concerne le réseau routier, le point a été soulevé par le conseiller Clément Charest. «On sait que nos chemins ne sont pas bons pour ce type d’utilisation. Alors, il faut mettre de la pression. On n’aura pas de difficulté à démontrer que nos routes ne supporteront pas ce poids», a-t-il fait valoir.
Advenant l’approbation du projet par le MDDEP, la municipalité entend négocier avec Ciment Québec afin de s’assurer que la carrière ait un minimum d’impact sur les citoyens. «Ciment Québec a intérêt à agir en bon citoyen corporatif, notamment en ajustant les heures de dynamitage ou des transports», a mentionné Martin Saint-Pierre.
Cette possibilité ne plaît pas du tout aux Calixtiens. «Je n’en veux pas de carrière. Je n’en suis pas à délimiter les chemins», a fait valoir Fabien Lavoie, citoyen.
«Ils vont nous polluer. Comment se fait-il qu’on ne puisse pas les en empêcher? On est chez nous ici», a soutenu Richard Rodrigue.
Des citoyens de Chertsey ont aussi fait valoir leur point de vue lors de la séance du conseil municipal. Ils continueront à faire signer les pétitions et à dénoncer cet éventuel projet. Ils n’hésiteront pas à interpeller les politiciens dans ce dossier. «Le gouvernement, dans très peu de temps, pourrait voir les citoyens à Québec», a lancé Gabrielle Labbé, ex-candidate à la mairie de Chertsey.
Si elles sont déjà plus de 1 000 personnes à avoir signé la pétition qui circule à Chertsey, les Calixtiens, eux aussi, demandent aux gens de se mobiliser. Martin Saint-Pierre a d’ailleurs assuré son appui à toutes les pétitions liées à ce dossier.
pétions
louise lapierreArticle mis en ligne le 16 avril 2008
Ceci, est tout simplement pour vous dire, que les pétitions vont bon train. Ici a ChertseY, tout le monde se donne la main. Personne ne veut de la carriere.On a présentement 1,220 signatures et ca continue, faut pas lacher. On ne veut pas de la carrierre. les gens de Rawdon, de chertsey ainsi que de St Calixte,serrons nous les coudes on a besoin de vous tous.