Luc Forget, 1er vice-président du conseil d’administration ; Robert Perreault, président du conseil d’administration et André Langlois, directeur général de la Coop Profid’Or.
- Photo Julie Roy
Une hausse du chiffre d’affaires de la Coop Profid’Or
Le 6 mars dernier, les responsables de la Coopérative Profid’Or avaient de bonnes nouvelles à transmette à leurs membres. En 2007, l’entreprise a connu une augmentation de son chiffre d’affaires de 20, 9 %. Une hausse principalement attribuable à l’augmentation des volumes du secteur des grains et des meuneries.
L’année qui vient de passer reflète donc la bonne santé de plusieurs secteurs agricoles. Cependant, encore une fois, le secteur porcin a connu de sérieuses difficultés pour de multiples raisons. « On constate que la marge de crédit augmente pour bon nombre de ces producteurs, mais il n’est pas question de les laisser tomber », a mentionné André Langlois, directeur général de la coopérative. Ce sont donc des producteurs porcins très préoccupés qui ont fait valoir leurs doléances lors de cette assemblée générale.
Même si son chiffre d’affaires à atteint les 120 millions de dollars, ce qui a permis de retourner 900 000 $ aux 792 producteurs agricoles sociétaires et aux 180 membres partenaires, la coopérative est loin de s’asseoir sur ses lauriers. Dans le but de rester concurrentielle, la coopérative entreprendra une grande restructuration de ses activités avec un projet du nom de chrysalide. « On veut travailler à réduire les coûts de production. On va centraliser nos activités. Par exemple, on va réduire notre nombre de meuneries, mais celles qui vont rester vont être organisées avec de l’équipement plus efficace », a souligné Luc Forget, 1er vice-président du conseil d’administration de la Coop.
Une chose est sûre, les représentants de la Coop envisagent avec optimisme l’avenir de l’agriculture au Québec, surtout avec l’avènement des biocarburants et la demande accrue des grains dans les pays en émergence. « L’agriculture à bas prix c’est fini. Ça va aller mieux à l’avenir. Une période de prospérité est à prévoir pour les agriculteurs », soutient M. Langlois. Aux consommateurs qui craignent que cette hausse ait un impact sur le panier d’épicerie, M. Forget mentionne : « Depuis 25 ans, le panier d’épicerie a diminué. Une augmentation assurerait peut-être un meilleur avenir aux producteurs. Malgré tout, il faut savoir qu’il y a 1 % de blé dans le pain, l’augmentation du prix à la tonne n’aurait pas un énorme impact sur le prix du pain. Ça risque de le faire augmenter le pain de 0,04 $. »