Les amateurs de jeux de société séjournent à Chertsey
Troisième édition de « Jeux au boute »
Près de 150 amateurs de jeux de société ont séjourné à Chertsey, du 4 au 6 avril, au camp Boute-en-Train, à l’occasion de la troisième édition de « Jeux au boute ».
« Jeux au boute » fait partie, a indiqué l’un des huit organisateurs, Stéphane Lajoie, des quatre événements du genre au Québec et il est unique dans Lanaudière. Les autres regroupements pour les amateurs de jeux de société se déroulent à Gatineau, à Granby et à Québec.
« Jeux au boute » se distingue toutefois en proposant aux joueurs un lieu d’hébergement sur le site de l’événement, en plus des repas. Cinq forfaits sont possibles, allant de la journée à la « totale », soit les trois jours.
Pour les maniaques de jeux de société, par contre, les repas et le temps de sommeil sont sans doute de courte durée et l’essentiel de la fin de semaine est consacré à pénétrer dans l’univers des jeux de société, que Stéphane Lajoie compare à celui des livres.
Les jeux sont fournis par les participants qui les prêtent afin de les faire découvrir puisqu’exception faite des grands classiques, la plupart sont méconnus sinon inconnus du grand public. « La confiance qui règne entre les participants m’impressionne toujours », a souligné Stéphane Lajoie en ajoutant, « et ça fonctionne! Il n’y a rien qui est perdu, aucun jeu, aucune pièce ». Les jeux proposés sont variés, et pour tous, autant les néophytes que les habitués. « Le monde du jeu de société est en train de changer », a noté l’organisateur. Les événements de jeux de société semblent, en effet, de plus en plus courus bien qu’ils n’aient pas encore atteint leur maturité. Le plus ancien, celui de Granby, en est à son sixième anniversaire.
« Jeux au boute » n’est aucunement réservé à un cercle hermétique de joueurs. Environ le quart des participants est débutant, selon Stéphane Lajoie, mais la majorité sont des « tripeux ». Que ce soit des enseignants ou des personnalités du monde des affaires, des jeunes parents ou de jeunes grands-parents, les quelques centaines de jeux de société sur place leur permettent de s’amuser, de décrocher et de rencontrer des gens qui partagent la même passion. Une partie de « Loups-garous » était d’ailleurs prévue pour la soirée de samedi.
Et si vous pensiez être un mordu de jeux de société, détrompez-vous. L’un des participants invétérés de l’événement, Guy Duval, possède, à lui seul, 332 jeux différents.
Une nouveauté : le Salon des éditeurs et des prototypes
La troisième édition de « Jeux au boute » proposait aux participants une nouveauté, le Salon des éditeurs et des prototypes. Des éditeurs québécois de jeux de société étaient sur place pour faire découvrir, en primeur, leurs jeux à sortir prochainement. Plus encore, certains présentaient aussi des prototypes de jeux afin d’obtenir des commentaires, des suggestions ou des critiques après avoir fait essayer ces derniers au public amateur. Des participants ont également fait connaître à leurs collègues des jeux, par exemple, de la Pologne ou de la Norvège, qui risquent fort bien de ne jamais voir le jour au Québec. La générosité des commanditaires a permis à « Jeux au boute » de faire tirer pas moins de 80 jeux de société au travers de l’ensemble des participants de la fin de semaine.
L’équipe d’organisation envisage, pour l’an prochain, la création du tout premier festival de jeux de société au Québec, qui se tiendrait sur neuf jours avec des plages spécialement réservées à une clientèle scolaire, en semaine, et une fin de semaine porte ouverte. Une aventure à suivre…
Pour information,
www.jeuxauboute.com.