Pourquoi le pirater si vous l’aimez ?
Le Journal de Montréal publiait récemment un sondage qui relatait des comportements contemporains qui constitueraient un « péché capital » en 2008. Loin derrière se trouvait le téléchargement illégal de la musique. Un résultat qui m’a fait sursauter puisque seulement 18 % des répondants au sondage considèrent que pirater la musique est à proscrire.
S’il y a une chose sur laquelle je suis non-négociable c’est bien le téléchargement illégal. D’autant plus quand s’il s’agit d’un artiste québécois. Comment peut-on affirmer aimer un artiste et son œuvre quand on lui tire dans le pied ?
Télécharger en toute légalité avec un logiciel comme Itunes coûte, pour la majorité des pièces, 0,99 cents l’unité. C’est-à-dire que si une personne télécharge une dizaine de chansons, ce qui équivaut à un album, il lui en coûte un peu plus d’une dizaine de dollars avec les taxes. Ce qui égale, bien souvent, la moitié du prix d’un cd en magasin. Des albums complets sont mêmes disponibles à l’achat pour la moitié du prix « tablette ».
Certains diront que la musique accessible par Internet est un excellent moyen de faire connaître un artiste et de rejoindre un public qui ne le serait pas nécessairement autrement. Tout à fait d’accord avec cette idée de « démocratisation » de la musique. Mais qu’est-ce qui empêche de payer un dollar pour la chanson ?
L’argument « j’en achète beaucoup en comparaison avec ce que je pirate » ne tient pas la route. L’artiste pour lequel on a décidé de ne pas payer n’en a que faire que le consommateur ait acheté 20 disques avant le sien. Pour l’auteur, le compositeur ou l’interprète, c’est le fruit de son travail qui est touché.