Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Villeneuve
L'Action
Louis Cornellier
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

La complainte du piéton

Louis Cornellier par Louis Cornellier
Voir tous les articles de Louis Cornellier
Article mis en ligne le 20 février 2008 à 8:58
Soyez le premier à commenter cet article
La complainte du piéton
Je suis piéton. Pas toujours, mais souvent. J’ai une automobile et je la trouve fort utile pour une foule d’activités. Je n’ai rien, donc, du militant écologiste enragé à la seule vue d’une voiture. Je suis piéton parce que c’est souvent, en ville, le meilleur moyen de transport qui soit, parce que c’est bon pour la santé et parce que j’aime ça. Je marche pour me rendre au travail, pour faire de l’activité physique et je pratique aussi le jogging de ville. Essentiellement sur les trottoirs, et parfois dans les rues, pour le jogging, de Joliette, Saint-Charles-Borromée et Notre-Dame-des-Prairies.

J’aime ça, donc, mais il m’arrive d’en avoir plein mon casque devant les petites agressions répétées que me font subir certains stressés du volant. Comme piéton, bien sûr, je me dois d’avoir une discipline et de respecter le code de la route. C’est à moi, cela dit, que ce dernier donne la priorité. Plusieurs automobilistes (je ne dis pas tous) de la région ne semblent pas être au courant de ce règlement et oublient l’élémentaire politesse qu’ils doivent au piéton, avec les dangers d’accidents qui s’ensuivent.

Sur certaines artères, c’est la vitesse qui est en cause. À titre de cycliste, le collègue Louis Pelletier a déjà témoigné, dans L’Expression du 3 octobre 2007, du danger de se promener dans la rue Papineau. Les piétons pourraient en dire autant des rues Baby, Gauthier et, surtout, Saint-Charles/Visitation. Même en demeurant sur les trottoirs, ils s’y font parfois frôler à des vitesses inacceptables en zone urbaine. Sur Saint-Charles-Visitation, en particulier, en cette époque de l’année où la sloche est abondante, le statut de piéton se transforme en un sport extrême par la faute des automobilistes inconscients qui n’hésitent pas à arroser copieusement le marcheur. La loi, dans ce cas, ne peut rien faire, mais le civisme devrait s’imposer. Comment, en effet, encourager les gens à marcher si se déplacer à pied d’un point A à un point B devient une salissante course à obstacles?

Le pire, c’est qu’il y a pire encore, au sens de plus dangereux. Plusieurs automobilistes, en effet, lorsqu’ils sont arrêtés à une intersection et souhaitent tourner à droite, ne se préoccupent que des voitures qui arrivent de la gauche, sans aucun souci du piéton qui pourrait circuler dans l’autre sens. Aussi, quand ils constatent que le flot provenant de la gauche s’est tari, ils embrayent, risquant ainsi de frapper le piéton surgi de la droite qu’ils n’ont pas vu venir. Si vous avez le malheur de leur faire connaître votre mécontentement devant une telle négligence, certains se permettent même de vous engueuler. Le plus gros, dans leur logique, a tous les droits.

De la même manière, si vous entreprenez de traverser à pied l’intersection Saint-Charles/Richard, vous le faites à vos risques et périls. Les automobilistes qui quittent la première pour s’engager dans la seconde se comportent systématiquement comme si un sauve-qui-peut avait été décrété dans Joliette.

Dans le cas des intersections à quatre arrêts, au coin Papineau/Juge-Guibault par exemple, le piéton, à l’heure de pointe, apparaît comme un chien dans un jeu de quilles. Dès qu’il entreprend sa traversée, la tension monte, les conducteurs frétillent pour lui faire savoir qu’il dérange tout le monde et la confusion des priorités de passage s’installe parce qu’un nerveux du volant a profité du piéton pour voler un tour. Je suis encore assez jeune, mon pas est vif et je me sens bousculé. Imaginez une personne âgée qui sort de la pharmacie avec quelques sacs ou un enfant craintif…

Petite agglomération urbaine où il fait bon vivre, le Grand Joliette devrait aussi être un endroit idéal pour les piétons. À l’heure actuelle, c’est loin d’être toujours le cas. Peut-on demander aux automobilistes de se calmer le pompon et aux municipalités concernées de les inciter à le faire par des campagnes de civisme? La qualité de vie passe aussi par ce genre de petites choses.

Louis Cornellier

louisco@sympatico.ca
ALARME BEAUDRY

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net

  • La hausse du prix de l'essence modifiera-t-elle vos projets de vacances ?
  • Oui:
  • Non:

Liens