Humeur hivernale (février oblige !)
Puisque tout le monde y va de son anecdote hivernale ces temps-ci, voici mon drame personnel quant à cette saison. Plus les hivers passent, moins j’en profite et plus c’est compliqué d’en profiter. Il me semble pourtant que quand j’étais petite, il n’y avait rien de plus simple. On enfilait notre salopette, avec bretelles bien sûr, et hop, nous étions partis pour des heures de plaisir dans la neige et on rentrait, les mitaines, la tuque et le « cache-cou » mouillés, « les pieds gelés, juste à temps pour Passe-Partout ».
Désormais, je compte sur les doigts d’une main le nombre de fois dans l’hiver où je réussis à étrenner mes skis alpins paraboliques. Quant au patin, il me semble qu’il y a toujours une bonne excuse pour ne pas s’y adonner : top froid, trop venteux, trop de monde…
Imaginez le point d’interrogation dans mes yeux quand on m’a parlé de l’activité hivernale qui fait de plus en plus d’adeptes : « M’acheter des raquettes, rapport ? ».
La réalité saute aux yeux, je vieillis. Le sport que je pratique le plus cet hiver est éloquent à ce sujet : le pelletage me donne mal au dos. C’est le plus souvent armée de ma pelle que tout autre accessoire sportif que je joue dans la neige. Je m’en viens franchement bonne pour établir une méthodologie de « décoinçage » de la voiture. J’ai d’ailleurs découvert récemment qu’une quantité suffisante de neige sur l’auto permet d’utiliser la pelle pour l’enlever sans abîmer la peinture. Au diable le balai !
Pourtant, rien ne vaut la sensation de dévaler les pentes, le vent sifflant à travers la tuque. À la prochaine bordée, c’est décidé, j’y vais. À part ça, il y a trop longtemps que je n’ai pas enfilé ma salopette…