Hauts et bas hivernaux
Il y a un peu plus d’un an maintenant que j’ai roulé ma bosse des entrées asphaltées bien arrosées des banlieues du 450 et des autoroutes congestionnées de la Grande ville aux chemins montagneux de cette région riche en hauteurs belles à couper le souffle qu’est le nord de Lanaudière.
Alors que l’hiver dernier ne m’avait pas permis de jouir à fond du plaisir de conduire ma toute petite voiture sur ces routes sinueuses en pleine saison d’intempéries glacées, j’avoue que depuis le mois de novembre, je suis bien servie.
J’ai en effet pu visiter maints bancs de neige lanaudois au cœur de différents domaines, rangs et lacs.
Alors, avant que quiconque n’ait l’idée de le faire à ma place, j’ai personnellement décidé de vous offrir le récit de mes hauts et bas hivernaux ainsi que cet aveu affreux : effectivement, cet hiver, j’ai l’air d’une vraie « touriste » sur vos routes, incapable de monter la moindre côte au lendemain d’une légère tombée de neige et prenant mes roues jusque dans le stationnement même du Journal.
Et l’entretien du réseau routier n’est nullement ici en cause. C’est juste que question rouler ailleurs que sur la 15 ou la 640, je ne suis qu’une pauvre petite débutante.
Je me dois, avant de clore cette chronique, remercier toutes les bonnes âmes qui m’ont prêté main forte depuis le début de l’hiver, que ce soit en poussant, grognements divers en témoignent, mon véhicule, en me fournissant des chenilles antidérapantes ou, tout simplement, en tirant mon auto avec des chaînes, telle la remontée mécanique d’un mont de ski, afin de la ramener jusqu’à la fourche d’une artère principale.
Et croyez-moi, j’ai bien écouté chacune de vos recommandations et en novembre prochain, je serai prête à embrasser un nouvel hiver dans Lanaudière et à, qui sait, vous rendre la pareille?