Des centaines de chats en péril à Sainte-Julienne
Diane Sansoucy demande de l’aide
Des centaines de chats, non-stérilisés, sont laissés à l’abandon un peu partout à Sainte-Julienne. Ils se reproduisent et forment une colonie de plus en plus importante. Plusieurs meurent de maladie et l’arrivée de l’hiver ne laisse présager rien de bon. Une Juliennoise, Diane Sansoucy, se fait un devoir de les sauver… mais elle ne peut y arriver sans aide.
«Je prends les chats, je les emmène chez le vétérinaire pour les faire stériliser et je paie la note. Je recueille les chatons abandonnés dans ma pouponnière. J’ai effectué environ 75 sauvetages depuis trois ans, mais ça n’arrête jamais et c’est très épuisant. Je ne peux y arriver seule», a-t-elle soutenu.
Au fil des mois, elle s’est associée à une autre citoyenne de Sainte-Julienne qui a un refuge extérieur où elle nourrit les chats. La dame n’a toutefois pas les moyens de stériliser tous ces animaux et se contente de les nourrir.
Comme la situation est hors de leur contrôle, elles ont demandé de l’aide aux organismes de protection des animaux. «Nous avons besoin d’un refuge où il est possible d’opérer les chats, mais on ne trouve rien», a souligné Mme Sansoucy.
Elle assure que le sort réservé aux chats errants est carrément cruel. «L’autre jour, j’ai trouvé un chat qui n’avait plus de peau dans le cou, tellement il était grugé par la maladie. J’ai dû le faire euthanasier», a-t-elle soutenu. Elle a aussi mentionné que certains citoyens se vantent de frapper les chats en voiture. «Les animaux sont maltraités et dans certains cas, on peut parler de cruauté animale», a fait valoir Diane Sansoucy.
Pour cette dernière, la solution passe par une conscientisation de la population et une prise en charge des chats. «Il y a un manque d’éducation quant aux soins à offrir aux animaux. Les gens n’ont pas conscience qu’il faut faire stériliser les chats si on ne veut pas qu’ils se reproduisent autant», a-t-elle soutenu.
Il s’agit également, selon elle, d’un problème de santé publique. Des plaques rouges ont été vues sur des enfants qui ont joué avec des chatons malades, cet été.
«Il faut agir, mais je ne peux faire le travail seule», a mentionné Mme Sansoucy.
chantal michel
Commentaire mis en ligne le 5 septembre 2008j'aimerais avoir les coordonnées de madame sansoucy...elle ne paraissent pas ds son article.