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Des visiteurs par milliers !

Portes ouvertes à la ferme

Louis Pelletier par Louis Pelletier
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Article mis en ligne le 12 septembre 2007 à 9:36
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Un aperçu de la ferme Francel
Des visiteurs par milliers !
Portes ouvertes à la ferme
Près de 4 000 visiteurs ont littéralement envahi le 9 septembre la ferme Francel de L'Assomption dans le cadre de la cinquième édition des Portes ouvertes sur les fermes du Québec.
Ce rendez-vous mis de l'avant par l'Union des producteurs agricoles, Bruno Papin s'y préparait depuis un mois. «On s'attendait au plus à 1 000 personnes. On s'est retrouvé avec des embouteillages de poussettes dans l'étable et des files d'attente pour prendre place derrière le volant de nos tracteurs.»

Les visiteurs ont notamment découvert que chaque vache avait soit un numéro, soit un nom tel Mérine, Mimi, Brandy, Bobette ou Tangerine.

À sa première participation à ce rendez-vous, Marcel Papin qualifiait l'expérience de grande réussite. «Les gens savent que le lait provient des vaches. Bien peu savaient toutefois que la vache doit avoir un veau pour entrer en lactation.»

Producteur de bovins à Saint-Paul et de grandes cultures sur des terres réparties de Saint-Sulpice à Sainte-Élisabeth, Sylvain Raynault a pris place non pas à l'accueil mais à la fin du cycle des visites pour répondre aux questions des visiteurs. «Les gens ont été impressionnés par les gros investissements qu'il faut réaliser en agriculture. Ils ont aussi constaté que nos animaux sont tranquilles, confortables.»

Un producteur de bovins de Sainte-Élisabeth, Denis Ouellette, expliquait le principe de la traçabilité sur chaque animal, notamment au niveau des soins et de la pesée. «Le gain de poids entre l'arrivée de l'animal à six-huit mois et son départ, six-huit mois plus tard, c'est notre paie.»

«Ces visites nous permettent d'en apprendre un peu plus sur l'agriculture. Je n'imaginais pas ça comme ça», ont confié Manon Lavoie et Luc Saulnier de Crabtree. Originaires du Saguenay, ceux-ci estiment que cette journée d'activités est une belle façon de découvrir Lanaudière.

Parmi les visiteurs, Marcel Fouillard, agent pour le centre de marché Hartland de Brandon au Manitoba. «C'est la troisième fois que je participe à ces visites à la ferme. C'est très intéressant. Au niveau du grand public, il n'y a pas d'équivalent au Manitoba.»

Tabaculteur pendant des années, André Boisjoly et son fils Carl sont maintenant producteurs maraîchers en misant chaque année sur plus de 40 variétés de fruits et de légumes Leur plus gros client, c'est l'exportation vers la Nouvelle-Angleterre, New-York même.

«Les gens sont surpris d'apprendre que le cantaloup pousse bien ici. Nous avons aussi le légendaire cantaloup de Montréal, le radis chinois, les oignons espagnols. Les visiteurs sont impressionnés par la technique des semis, du travail en serres et les systèmes d'irrigation.»

De confier Isabelle Caron de Repentigny : «Avec ma famille, des visites à la ferme, on en fait quatre ou cinq. C'est super bien organisé. Nous avons commencé notre journée au vignoble Aux pieds des noyers de Lanoraie et nous sommes en route pour la ferme des bisons à Mascouche.»

André Boisjoly ne regrette pas s'être préparé à cet accueil pour le moins exigeant. «Vu ma profession, je n'ai pas grand temps pour sortir en été. C'est agréable d'avoir de la visite.»

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