Eveline Laurin, Joyce Lawless, directrice du CPSL et Benoît Richard
Photo:Andréanne Beaulieu
Posséder une arme à feu augmente le risque de suicide
Journée mondiale de la prévention du suicide
Le Centre de prévention du suicide Lanaudière (CPSL) s’associe pour une première année à la Journée mondiale de la prévention du suicide, qui aura lieu lundi prochain le 10 septembre, avec l’intention de sensibiliser les Lanaudois à réduire l’accès aux armes à feu.
La présence d’une arme à feu dans un foyer constitue un facteur de risque important. Le fait d’en posséder une multiplie par cinq le risque de suicide comparativement à un domicile qui n’en possède pas. En 2002, 79 % des décès causés par armes à feu chez les adolescents canadiens étaient attribuables au suicide. Entre 1990 et 1999, 20% des suicides au Québec ont été commis avec une arme.
« Nous mettons l’accent là-dessus car les statistiques sont significatives », indique Eveline Laurin, coordonnatrice clinique du CPSL.
La loi canadienne sur les armes à feu requiert que tous les propriétaires d’armes à feu détiennent un permis et que les armes soient enregistrées. « Beaucoup d’armes au Canada sont non-enregistrées », souligne Benoît Richard, agent de prévention du Service de police de la région de Joliette. Les individus fautifs peuvent se voir retirer l’arme, remettre une amende et même, dans certains cas, se retrouver en état d’arrestation.
« Selon la loi, l’arme à feu doit être rendue inopérante. Elle doit être verrouillée et rangée dans un endroit verrouillé également. Les munitions doivent être gardées dans un autre endroit », ajoute M. Richard.
À l’exemple de l’Association québécoise de prévention du suicide, qui a invité les CPS à tenir différentes actions visant la réduction de l’accès aux armes à feu, le CPSL emboîte le pas pour sensibiliser la population.
L’organisme souhaite également inciter les propriétaires d’armes à feu non utilisées à s’en départir. « Nous suggérons de rapporter l’arme et de ne pas la laisser traîner, par exemple, dans le garage. Les gens peuvent s’en débarrasser en faisant appel au Service de police. C’est une façon de ne pas avoir d’armes à feu en circulation », explique Benoit Richard.
Le 10 septembre prochain, le CPSL distribuera des dépliants expliquant les mesures à prendre pour l’entreposage des armes à feu. L’organisme a aussi fait l’acquisition de 80 verrous de pontets (cadenas à poser sur une arme) qu’il offrira gratuitement aux propriétaires d’armes à feu. Les personnes intéressées peuvent se présenter au kiosque d’information qui sera situé aux Galeries Joliette, lors de cette journée, de 14 h à 17 h.
En composant le 1-866-appelle, tous peuvent recevoir de l’information à ce sujet ou tout autre information en lien avec la problématique du suicide, en tout temps, sept jours sur sept.