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Foie gras et violence envers les animaux : Oie Naudière réfute les accusations

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 22 juillet 2007 à 16:03
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Foie gras et violence envers les animaux : Oie Naudière réfute les accusations
Beaucoup de gens ont fortement réagi lorsque la nouvelle sur Élevages Périgord a jailli. Alain Dansereau aurait même reçu une trentaine de menaces de violence et de mort de la part d’internautes. - Photo Julie Roy
Foie gras et violence envers les animaux : Oie Naudière réfute les accusations
Alain Dansereau, d’Oie Naudière située à Saint-Alexis, condamne les gestes qui se sont produits à Élevages Périgord, mais il n’approuve pas du tout les revendications du groupe Réseau d’action globale (RAQ) qui demande carrément l’interdiction de la production du foie gras.
La semaine dernière, le RAG a étalé dans les médias des images sur les activités de la ferme Élevages Périgord, dans lesquelles on voit des animaux qui auraient subi des mauvais traitements. Par le fait même, le groupe a profité des tribunes qui leur étaient offertes pour demander l’interdiction de la production du foie gras, parce que cette industrie serait cruelle pour les animaux.

Alain Danserau a vu les images. Il dit avoir été déçu, scandalisé, mais aussi surpris. « Je fais abattre mes oies là-bas et je n’ai jamais vu cela. » Il souligne également que les normes sont sévères quand vient le temps de l’abattage et il se demande si la vidéo est véridique dans son entier. « Je ne sais pas si la vidéo est vraie à 100 %, car il y a des inspecteurs qui sont là en quasi permanence à cet endroit. » Sans pour autant atténuer la portée des images, il souligne qu’aucune entreprise n’est à l’abri de mauvais employés.

En ce qui concerne la demande du groupe d’interdire le foie gras, M. Dansereau n’est pas inquiet. « Le foie gras est là pour rester. Ce qui m’inquiète c’est l’ensemble des productions. On s’attaque à nous parce que nous produisons un produit de luxe, mais qui vont être les prochains ? La prochaine fois, est-ce qu’on va s’attaquer au homard que l’on fait cuire vivant ? Est-ce qu’on va demander d’interdire l’abattage des porcs ou des vaches ? »

M. Danserau réfute les accusations du groupe qui prétendent que l’industrie du foie gras est cruelle pour les animaux. Il souligne qu’à la suite de l’opération de gavage, ses oies paradent souvent devant l’abreuvoir. Pour prouver ses dires, il invite quiconque à venir voir comment les opérations sont effectuées.

Le producteur croit que la position du groupe est extrémiste. « Ils font de l’intégrisme anthropomorphique. Ils prêtent des sentiments humains à des animaux. C’est le syndrome Walt Disney. Qu’est-ce que ces gens connaissent au travail des agriculteurs ? Je ne fais pas souffrir mes oies parce que si c’était le cas, je n’aurais pas de bon foie gras. C’est prouvé, si tu ne t’occupes pas bien de tes animaux, ils ne te donneront pas de bons rendements. »

M. Dansereau croit que c’est l’exploitation des animaux par l’homme qui horripile l’organisation. Ce à quoi il répond : « C’est un échange entre moi et mes oies. Je les nourris et elles me donnent du foie gras. Si on prend cela dans une vision plus large, tout ceux qui travaillent pour un patron se font exploiter parce que celui-ci fait de l’argent sur leur dos. Ça n’a pas de sens ».

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jo benchetrit

Commentaire mis en ligne le 24 juillet 2007
Les consommateurs sont autant coupables que les tortionnaires d'animaux qui leur fournissent de la viande, du lait, des oeufs, du foie gras, du divertissment comme les cirques, les corridas, des medicaments(vivisection ignoble!) etc.
Mais le consommateur est sensible . Sensible à quoi? A l'image qu'il a de lui. Il ne veut pas savoir qu'il est complice de crime. Alors, il préfère croire les mensonges...des bourreaux et ainsi le monde continue de tourner aussi mal et les animaux de souffrir autant et hélas de plus en plus.
C'est de ce monde là dont vous avez envie?

Coralie Fambrini

Commentaire mis en ligne le 23 juillet 2007
"Ils prêtent des sentiments humains à des animaux."

Quand on défend le droit des animaux à ne pas être tués ni torturés non, on ne prête pas des sentiments humains aux animaux; tout simplement parce que les animaux peuvent souffrir! Eh oui M. Dansereau, il n'y a pas que les humains qui peuvent souffrir et qui ont envie de vivre. Vous semblez partir du principe absurde que seuls les humains peuvent avoir un intérêt à ne pas souffrir...

La souffrance est la souffrance, qu'elle soit humaine ou animale.

Quant au fait de comparer les oies à des ouvriers qui travailleraient pour un patron, cela en dit long sur votre négation de la réalité véçue par ces oiseaux. Car jusqu'à présent à notre époque aucun travailleur n'est rendu délibérement malade, emprisonné à vie et privé de la lumière du jour, obligé de subir des mutilations (dégriffage et débécquage, pratiques très courantes dans nombre d'élevage pour le foie gras), puis égorgé au bout de quelques mois de vie. Sans parler des canettes que l'on "élimine" en masse à peine nées. Si quelqu'un s'avisait de faire subir ces horreurs à des êtres humains, il serait considéré comme un meurtrier, et à juste titre.

Pourquoi peut-on (hélas) faire subir cela à des animaux alors?
Simplement parce que "ce ne sont que des animaux", parce qu'on vous a dit depuis toujours que leur vie n'avait pas d'importance et qu'ils n'étaient là que pour être nos esclaves, utilisés par les humains pour s'enrichir, se divertir, quitte à leur faire subir les pires choses. Donc vous croyez et voulez croire à ce prétexte qui vous arrange bien, parce que vous n'avez pas envie de remettre en question votre activité. Pourtant, il n'est jamais trop tard pour changer et se rendre compte de la portée de ses actes.


Olivier Burdivega

Commentaire mis en ligne le 23 juillet 2007
Les arguments de cet exploitant agricole qui élève du canard comme d'autres font pousser du maïs est plus que classique. Assez drôle de remarquer qu'il utilise en fin d'article un argument anthropomorphique qu'il combat par ailleurs.

Ainsi, il se compare à un employeur et les oies aux salariées.
J'espère que s'il est employeur, les salariées sont mieux traités que les oies de sa ferme; cela ressemblerait plutôt à de l'esclavage.

Le gros problème des personnes impliquées dans la production du foie gras est qu'ils ne se rendent même pas compte de l'image qu'ils renvoient à la société, leur petit commerce ne doit pas être remis en cause, ni leur méthodes réévaluées.

L'argument le plus absurde qui consiste à dire que les oies sont choyées pour la qualité de la production peut elle être appliquée aux poules et cochons des élevages intensif?

Il serait plus honnête que cette industrie reconnaisse qu'elle n'a rien à faire des animaux qu'elle traite comme des objets, seul la bonne marche de l'entreprise compte.

Cela serait bien plus crédible. Le débat se recentrerait alors sur le fait de savoir si on peut disposer des animaux de n'importe quelle manière, sans se poser la moindre question, sauf du bien être du marché.

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