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La sueur de l’été

Élise Brouillette par Élise Brouillette
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Article mis en ligne le 18 juin 2007 à 13:27
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La sueur de l’été
Pour qui l’été est-il tellement bon? À la veille des grandes vacances de l’été, des canicules insupportables et des soirées chaudes et humides, je ne peux m’empêcher de penser, les réflexions saisonnières de Paul Piché en tête, à ceux qui n’auront aucun répit dans les semaines qui viennent, qui ne boiront aucun pichet de sangria sur une terrasse ou pour qui une journée à la plage à admirer « le paysage » reste un mirage.

Pour la première fois cet été, j’aurai des fins de semaine libres et quelques jours de vacances, mais auparavant et depuis six ans, la saison estivale était, comme pour tant de travailleurs saisonniers, de gens qui n’ont « pas assez d’argent pour voyager sans s’inquiéter » et d’étudiants, un temps qui filait sans que je ne le vois s’arrêter.

Du matin au soir et du soir au matin, sans regard aux congés fériés ou aux festivals d’été, je travaillais en compagnie d’autres jeunes vaillants qui ont déjà, au moment où j’écris ces quelques mots, entamé leur énième saison de travail, qui feront des semaines de sept jours et qui travailleront une quinzaine d’heures au quotidien.

Si, pour certains, l’été se compte en fins de semaine au chalet, pour d’autres, il se compte en heures qui, parfois, quand la chance sourit, s’harmonisent avec un coucher de soleil.

À tous ceux pour qui les vacances estivales restent une utopie et pour qui les invitations ensoleillées de l’été sont toujours un peu pénibles à entendre et déchirantes.

À tous ceux qui entrevoient ces semaines avec un léger haut-le-cœur et un serrement d’estomac, parce que si « pour le fils du patron, l’été c’est les vacances, pour la fille du restaurant, il reste que c’est la sueur pis les clients ».

À tous ceux qui se reconnaissent,

Courage! Il y aura peut-être deux semaines de déluge à la mi-juillet pour vous consoler!

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