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Aux pays des plantes sauvages

Lanaudière, une terre à explorer pour les champignons

Julie Roy par Julie Roy
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Article mis en ligne le 1 juin 2007 à 16:03
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Aux pays des plantes sauvages
Les champignons poussent dans les milieux humides. Un été pluvieux promet une excellente saison pour ce végétal. Dans ses mains, M. Lamontagne exhibe un champignon que l’on doit faire bouillir avant de le consommer, car ses toxines peuvent être dangereuses. Après, le champignon peut se consommer en toute sécurité. Photo Julie Roy
Aux pays des plantes sauvages
Lanaudière, une terre à explorer pour les champignons
Humer le parfum de la forêt, arpenter ses sentiers, mais surtout récolter les fruits offerts par cette nature, c’est la passion de François Lamontagne. Originaire de Lanaudière, il a travaillé pendant plusieurs années à Montréal, mais l’appel de la campagne se faisait sentir. Il a alors décidé de revenir et a repris contact avec sa passion au point où il en a profité pour démarrer son entreprise, en 1999, qu’il a nommée Les saveurs sauvages.
Comme plusieurs Québécois, François Lamontagne s’est fait dire par ses parents de ne pas toucher aux champignons, mais la curiosité l’a emporté. Une fois adulte, il est devenu un autodidacte de ce végétal, en consultant des livres et en apprenant chez un homme qui est maintenant devenu un concurrent. « Comme bien des gens, je connaissais le thé des bois, les petits fruits. J’ai parcouru le Québec et j’ai d’abord appris sur les plantes du bord de mer. Je me suis documenté pas mal. » Encore aujourd’hui, il souligne qu’il apprend tous les jours. Ses contacts avec un Allemand et un Yougoslave l’ont aussi aidé. « Nous n’avons pas une grande culture du champignon, contrairement à d’autres pays. Ces deux personnes m’ont confirmé que les champignons étaient excellents. » Cependant, il existe, il est vrai, au Québec un champignon qui peut être mortel ; il s’agit de l’amanite vireuse. « Il y a un homme qui est mort après en avoir consommé dans les Cantons-de-l’Est. »

Bien que ce champignon soit vénéneux, il en reste plusieurs autres variétés qui, au dire de M. Lamontagne, se surpassent par leurs textures, leurs goûts et leurs couleurs. De la Gaspésie, en passant par l’Abitibi, le Bas-du-Fleuve et bien sûr Lanaudière, les endroits où il se procure des plantes et des champignons sont nombreux. Cependant, Lanaudière reste une terre à développer. M. Lamontagne aimerait avoir accès à plus de territoire boisé pour récolter les différentes plantes et champignons. D’ailleurs, uniquement dans Lanaudière, une trentaine de variétés seraient accessibles. « Je ne récolte jamais sur un terrain privé si je n’ai pas la permission. Si quelqu’un le désire, je peux aller le rencontrer pour discuter avec lui. »

Le principal souci de ce mycologue est le respect de l’environnement. Celui-ci a même d’ailleurs adhéré à un code d’éthique émis par l’Association pour la commercialisation des champignons forestiers, qui compte 130 membres. « Je respecte la nature. Un cueilleur qui récolte avec moi a intérêt à ne pas jeter de déchet dans la forêt. La sélection et la formation des cueilleurs sont une priorité pour assurer la qualité et la légalité de nos produits frais. » M. Lamontagne mentionne qu’il n’y a pas de danger à récolter des champignons, car ceux-ci vont revenir l’année suivante.

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