carburer à la simplicité volontaire
Carburer à la simplicité volontaire
Le prix de l'essence ne cesse d'augmenter. Misère. C'est terrible pour tous ceux et celles qui se rendent au boulot en auto, qui gagnent leur vie au volant d'un camion.
Les crises précédentes ont été attribuées aux conflits au Moyen-Orient puis aux tornades. Cette fois, les raffineries ne suffisent plus de répondre à la demande. En y regardant de près, c'est hélas bien vrai.
De jour comme de soir, le trafic ne cesse d'augmenter sur l'autoroute 40 ou la voie de contournement de Joliette. La dernière fois que l'essence s'est rançonnée à 1,47 $ le litre, j'ai eu la sagesse d'écouter ce chroniqueur à la radio –sans doute un résidant du Plateau- qui recommandait d'économiser du carburant en roulant à 90 kilomètres/heure sur l'autoroute. J'ai rapidement abandonné parce que je me faisais dépasser sans cesse. J'avais l'air d'un «mononcle à chapeau» qui avait oublié son chapeau.
Nous sommes une société de consommateurs qui ne veut pas attendre, qui ne veut pas se priver. Cette chère essence, continuons de la payer. On pourrait bien toutefois mieux planifier nos expéditions et s'éviter quelques sorties. Avons-nous vraiment besoin de traverser la ville pour acheter de l'eau embouteillée, du fumier de mouton ?
Un pionnier de l'environnement, Normand Maurice, disait que malgré toute son influence, le Roi Soleil n'a jamais mangé de banane. Je ne veux pas être privé de bananes ou de jus d'orange mais si on se contentait de manger les fraises fraîches en saison, cela représenterait bien quelques camions de moins sur nos routes.