Claude Rivest, responsable de la prévention ; René Beaumont, inspecteur à la CSST ; Karine Trudel, conseillère en prévention jeunesse et Diane Brisson, organisatrice de la journée.
Photo Julie Roy
La quarantaine de producteurs présents lors de l’activité de la Semaine de prévention à la ferme, qui s’est déroulée du 7 au 14 mars, étaient bien au courant du thème de la semaine : le danger des pièces en mouvement des machines agricoles. Tellement que les commentaires sur des incidents causés par de la machinerie agricole fusaient de toute part.
« Moi, je me suis déjà pris la botte dans une vis d’une machine. Il ne restait plus grand-chose du bout de ma botte, j’ai été chanceux », a raconté un participant à la journée. Il n’est pas le seul, à avoir subi un incident avec une machinerie agricole puisque, de 2000 à 2004, celles-ci ont causé le décès de 11 agriculteurs et sont responsables de 770 accidents, et cela, sans compter les accidents qui n’ont pas été répertoriés et qui auraient pu avoir des incidences graves. Ce sont surtout les jeunes de moins de 24 ans qui seraient les plus touchées. « Les accidents touchent 29,5 % des jeunes de moins de 24 ans parce qu’à cet âge, les travailleurs sont moins conscients des risques associés au travail. Ils sont aussi moins formés et doivent aussi constamment s’adapter à des milieux de travail différents », a expliqué Karine Trudel, conseillère en prévention jeunesse.
Les mauvaises méthodes de travail des agriculteurs, le manque de formation et, surtout, l’absence de protecteurs sur ces engins sont souvent les raisons mises en cause lors d’accidents.
René Beaumont, inspecteur à la CSST, était l’un des conférenciers de la journée. Il a donné des conseils aux agriculteurs pour éviter les accidents. « Il faut identifier les zones à risque, corriger la situation et ensuite s’assurer que le tout reste sécuritaire. Rappelez-vous qu’un accident peut arriver n’importe quand et le temps que vous réagissiez, il est souvent trop tard. » Pour corriger la situation, M. Beaumont a suggéré la mise en place d’équipements qui bloquent les interrupteurs et qui peuvent facilement se trouver dans les quincailleries. Les nouvelles machines et les produits ingénieux ne seraient pas plus sécuritaires, selon M. Beaumont, car les commerçants n’ont pas l’obligation de les faire approuver.
M. Beaumont a remis un guide de prévention des accidents liés aux pièces en mouvement à tous les participants. Vous pouvez trouver des informations utiles au sujet de cette journée au
www.csst.qc.ca.