Projet de loi 52: Véronique Hivon remercie la société québécoise

Élise Brouillette elise.brouillette@tc.tc
Publié le 6 juin 2014
Véronique Hivon se dit remplie de gratitude au lendemain de l'adoption du projet de loi 52.
TC Media - archives

Le projet de loi 52 « Mourir dans la dignité » a été adopté le 5 juin. Au lendemain de son adoption, la députée de Joliette Véronique Hivon, qui a porté ce dossier pendant quatre ans et demi, se dit remplie d'un grand sentiment de fierté et de gratitude envers la société québécoise.

C'est avec beaucoup d'émotion et de fébrilité que Mme Hivon a vécu l'adoption du projet de loi. Profondément convaincue que c'était la chose juste à faire, elle confie avoir mis tout son cœur et ses convictions dans ce dossier.

Avec 94 députés qui se sont prononcés en faveur contre 22 oppositions, Véronique Hivon déclare que « Mourir dans la dignité » est un projet de loi qui a été adopté avec force et légitimité. « Je suis heureuse du résultat final. C'est un résultat fort et éloquent. »

Elle croit que ce résultat provient de la rencontre entre le courage des parlementaires, celui des professionnels, ainsi que celui de la société civile qui ont tous accepté de s'impliquer et de prendre part au débat avec une grande maturité.

Mme Hivon précise qu'il était extrêmement important, pour elle, que la question des soins de fin de vie soit traitée à l'Assemblée nationale, avec la population, et non pas devant les tribunaux.

Tous les députés ont pu s'exprimer librement sur la question et selon Mme Hivon, avec un sujet aussi humain et sensible, il fallait respecter les croyances de chacun.

Un travail exemplaire

Véronique Hivon souligne que le projet de loi était attendu par une grande partie de la population. Après la dernière élection, elle n'était pas certaine de l'avenir de « Mourir dans la dignité », mais elle a toujours été persuadée que le travail avait été fait de manière exemplaire.

De son côté, la députée de Joliette continuera d'expliquer le projet de loi à ceux qui auraient encore des inquiétudes. Elle rappelle qu'il s'agit d'un texte extrêmement solide, auquel la Protectrice du citoyen a donné son aval.

Elle mentionne que le projet de loi permet d'offrir une meilleure protection aux personnes vulnérables. À titre d'exemple, auparavant, il n'existait aucun droit aux soins palliatifs. « Le projet de loi permettra de mieux accompagner les gens selon leurs besoins, leurs douleurs et leurs souffrances. » Quant à l'aide médicale à mourir, elle demeure une option exceptionnelle, conclut Véronique Hivon.