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La Chambre lance sa nouvelle saison de dîners-conférences en grand

Avec Dr Sarah Bellemare


Publié le 13 septembre 2017

Dr Sarah Bellemare.

©(Photo TC Media - Élise Brouillette)

AFFAIRES. La Chambre de commerce du Grand Joliette a lancé sa saison de dîners-conférences 2017-2018 en grand avec une conférence du Dr Sarah Bellemare.

Sarah Bellemare, native de Saint-Charles-Borromée, chirurgienne hépatique, a en effet su captiver son auditoire du début à la fin, méritant même une ovation et générant un flot inhabituel de questions.

Pleine de vérité et d'histoires humaines et touchantes, Dr Sarah Bellemare a parlé de son cheminement et surtout de son travail au Montefiore Medical Center, dans le Bronx.

Sarah Bellemare a notamment étudié à l'Académie Antoine-Manseau et elle a remporté la grande bourse du Festival et Concours de musique classique de Lanaudière en 1989. Toutefois, c'est la médecine et la chirurgie hépatique qui l'ont séduite.

Auparavant chirurgienne hépatique au CHUM, Sarah Bellemare s'est fait connaître en 2004 pour avoir réalisé la première greffe du foie effectuée à partir d'un donneur vivant au Québec.

Elle a effectué sa formation postdoctorale au Columbia Presbyterian Medical Center de New York.

Sarah Bellemare a confié qu'elle avait travaillé seulement deux ans à Montréal, mais qu'elle y serait restée à vie si elle n'avait pas rencontré l'amour aux États-Unis.

Alors qu'elle était au Columbia Presbyterian, on l'a contactée afin de lui proposer de monter un programme de transplantation à partir de zéro au Montefiore dans le Bronx, une aventure qu'elle vit depuis 2007.

Sarah Bellemare a abordé la réalité des besoins au niveau de la transplantation de foie aux États-Unis, alors que 14 361 personnes sont en attente d'un organe. Si la principale cause de maladie de foie est l'hépatite C, les problèmes liés à l'alimentation grasse et à la consommation d'alcool sont de plus en plus importants.

Aux États-Unis, en 2016, 7841 transplantations ont été effectuées, 7496 avec des donneurs cadavériques et 345 à partir de donneurs vivants.

« Le besoin d'organes est important car nous n'avons pas assez de donneurs », a expliqué Dr Bellemare.

« On essaie d'élargir les possibilités d'avoir des donneurs de foie. » Parmi les possibilités, il y a celle du donneur vivant. En effet, puisque le foie est un organe qui se régénère en 4 à 6 semaines, il est possible de faire don d'une partie de son foie à un proche. Cette forme de don est encadrée par une pratique rigoureuse. Le donneur et le receveur sont sur la table d'opération en même temps et ont chacun une équipe médicale complète. Le suivi, par la suite, se fait à vie.

Dr Sarah Bellemare a raconté l'histoire qui semble surréaliste d'un jeune homme de 21 ans qui était atteint d'une maladie des voies biliaires, mais qui ne se qualifiait pas pour avoir un nouveau foie. En raison des traitements efficaces qui existent aujourd'hui, sa seule chance de survivre fut de recevoir un foie qui était infecté par l'hépatite C, mais d'être traité immédiatement. En pleine forme, ce dernier s'apprêtait d'ailleurs à retourner à l'école au cours des dernières semaines.

La chirurgienne a finalement parlé de l'importance de signer sa carte de don d'organes dès maintenant. « Ce ne sont pas des conversations agréables, mais il faut en parler. »