Ce qui ne sert plus à une industrie peut être fort utile à une autre entreprise dans la MRC de d'Autray. Quelque 13,000 tonnes de carton et d'autres matières résiduelles peuvent être valorisées, avoir une nouvelle vie.
Les possibilités de mise en commun de certaines matières, de même que les échanges éventuels entre les entreprises, sont identifiées dans une étude menée au cours des derniers mois par le Centre de transfert technologique en écologie industrielle (C.T.T.É.I.) de Sorel.
Éloquence
Sur les 92 entreprises sollicitées, 36 ont accepté de participer à la démarche confiée à l'organisme par le Centre local de développement d'Autray, en collaboration avec le ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation du Québec et la Société d'aide au développement des collectivités de d'Autray-Joliette.
Tous les secteurs sont représentés (alimentation, services, bois, métaux, etc.). Sur les plus de 13,000 tonnes de matières résiduelles produites annuellement, 37% proviennent du secteur du bois, 30% du papier et du carton et 27% du métal.
Outre les éléments précités, le rapport fait mention des pistes d'amélioration quant aux services à fournir. En outre, plusieurs petites entreprises ont exprimé un intérêt envers un service mutualisé pour les RDD (résidus dangereux). Une quinzaine ont manifesté un intérêt pour mieux organiser la gestion des résidus industriels (participation au programme "ICI, on recycle!" de Recyc-Québec).
Le projet se présente comme le début d'une démarche globale d'écologie industrielle. On vise la réduction des coûts reliés à l'enfouissement et à l'élimination des déchets ainsi que l'amélioration de la performance environnementale et économique des entreprises.
Différentes actions seront prises par le CLD et la MRC de d'Autray afin d'assurer un suivi. Éventuellement, un projet de symbiose industrielle sera mis en place dans la MRC comme dans l'ensemble de Lanaudière. «Ce n'est pas juste de regarder dans les poubelles. Il faut maximiser les retombées économiques des poubelles», fait valoir Marc-André Desjardins, directeur du CLD d'Autray.
