Des citoyens saluent l'initiative de la police

La Sûreté du Québec a tenu pour la première fois l'évènement « un café avec un policier » à Joliette


Publié le 18 mai 2017

Marie-Chantal Bouchard croit que la tenue d'« Un café avec un policier » le 17 mai 2017 à Joliette constitue une façon sympathique de rapprocher la population et la police. Sur la photo, elle est en conversation avec la sergente Annie Thibodeau.

©Photo TC Media - Geneviève Geoffroy

RENCONTRE. Les citoyens rencontrés par la Sûreté du Québec mercredi dans le cadre d'une activité communautaire visant le dialogue étaient ravis de cette initiative.

« C'est super intéressant, a affirmé Marie-Chantal Bouchard, de la Maison des jeunes du Grand Joliette. C'est une façon sympathique de rapprocher la police de la population et d'enlever les préjugés face aux policiers qui sont là pour nous aider. »

Michel Cloutier était venu chercher des renseignements et est reparti avec plusieurs documents d'information, le 17 mai 2017, lors de la première édition d'« Un café avec un policier » à Joliette.
Photo TC Media - Geneviève Geoffroy

Michel Cloutier, bénévole à la Saint-Vincent-de-Paul de Joliette et de Notre-Dame-des-Prairies, a indiqué qu'il était surtout venu pour avoir des renseignements, notamment sur comment réagir en cas de problème avec un bénéficiaire de l'organisme.

« C'est bon qu'ils nous renseignent. Même si on est vieux, on a encore des choses à apprendre », a affirmé de son côté Luc Bonin.

Pour Mario Vadnais, cette expérience permet surtout de « créer un contact humain ».

« Sinon, on n'a pas l'occasion d'échanger avec eux », souligne le président de la Saint-Vincent-de-Paul. J'espère que l'expérience va se reproduire. »

Première fois

C'est la première fois que la Sûreté du Québec de la MRC de Joliette tient un tel évènement intitulé « Un café avec un policier ».

Pour l'occasion, trois sergentes de la Sûreté du Québec s'étaient déplacées dans un restaurant de Joliette pour rencontrer la population.

Le conseiller municipal Patrice Trudel, aussi responsable de la commission de la sécurité publique et incendie, discute avec les sergentes Annie Thibodeau et Geneviève Jetté, le 17 mai 2017, lors de la 1re édition d'«Un café avec un policier» à Joliette.
Photo TC Media - Geneviève Geoffroy

« Ça faisait longtemps que je souhaitais qu'une activité de ce genre se tienne à Joliette », a affirmé le conseiller municipal Patrice Trudel, aussi responsable de la commission de la sécurité publique et incendie.

Concept californien répandu

Ce concept, instauré en 2012 par la police de Hawthorne en Californie, est de plus en plus populaire. Il vise, dans un cadre informel, à établir le dialogue entre les citoyens et les policiers dans un cadre neutre et favorable à la discussion.

Depuis, plus d'une centaine de villes ont adopté le programme aux États-Unis. Au Québec, plusieurs corps policiers ont aussi emboîté le pas, comme ceux de Blainville, de Deux-Montagnes ou encore de la Sûreté du Québec pour les régions de Laval, Laurentides et de Lanaudière par exemple.

Une porte d'entrée

« On se sert de cette porte d'entrée vers le citoyen pour aborder des problématiques », souligne la sergente Sabrina Saint-Amand, de la Sûreté du Québec de la MRC de D'Autray.

Cela fait près d'un an et demi que la sergente Saint-Amand anime des cafés avec des citoyens dans les municipalités de Berthierville, Lavaltrie et Saint-Gabriel.

Pour instaurer le programme sur son territoire, elle a contacté directement le service de police de Hawthorne en Californie.

La sergente Sabrina Saint-Amand discute avec un groupe de personnes dans le cadre de la première édition d'«Un café avec un policier » à Joliette le 17 2017.
Photo TC Media - Geneviève Geoffroy

Mercredi, elle était venue donner un coup de pouce à son homologue de Joliette, la sergente Geneviève Jetté, pour la première édition sur le territoire joliettain.

« Les gens sont enchantés et il y en a qui reviennent », souligne la sergente Sabrina Saint-Amand.

« Ce qui est abordé, ce sont souvent des questions sur le Code de la sécurité routière, l'incompréhension face aux carrefours giratoires, les triporteurs chez les aînés et chez les jeunes, les véhicules modifiés par exemple », ajoute-t-elle.